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Rencontre Labeaume-Coderre: les deux maires veulent plus de pouvoirs

02/12/2013 05:25 EST | Actualisé 01/02/2014 05:12 EST

QUEBEC - Régis Labeaume et Denis Coderre ont uni leur voix, lundi, pour réclamer plus de pouvoirs pour Québec et Montréal.

À l'issue de leur premier entretien en tête-à-tête depuis l'élection du 3 novembre, les deux maires ont plaidé en faveur d'une plus grande autonomie pour la capitale québécoise et pour la métropole.

En point de presse, M. Coderre a dit vouloir obtenir, pour la Ville de Montréal, un statut similaire à celui de Toronto, avec des pouvoirs habilitants en matière de fiscalité.

Le maire Labeaume veut lui aussi plus d'autonomie pour sa ville, avec un nouveau partage des responsabilités entre les différents ordres de gouvernement. À son avis, la législation actuelle est obsolète et doit être revue pour tenir compte du nouveau contexte de concurrence mondiale entre les villes.

Le premier magistrat de la capitale a dit être lassé de devoir demander l'autorisation du gouvernement presque chaque fois que la Ville veut faire un geste.

Hôte de la rencontre à l'hôtel de ville de Québec, M. Labeaume a qualifié d'«agréable» son entretien d'une quarantaine de minutes avec son vis-à-vis montréalais, avec qui il partage un style populiste et frondeur.

Les deux hommes ont aussi abordé le dossier épineux du déficit des fonds de retraite municipaux, sans toutefois s'entendre sur une stratégie commune pour affronter le problème. D'une ville à l'autre, le contexte et les réalités ne sont pas les mêmes, a fait valoir M. Coderre, en allusion à la partie de bras de fer que livre son homologue de Québec aux syndicats municipaux sur cette question.

Le maire de Montréal ne partage pas les façons de faire de M. Labeaume, mais convient que le dossier du déficit et du coût des régimes de retraite devra être traité en priorité au cours de l'année qui vient.

«Là, j'arrive, on ne partira pas en peur, on ne tire pas sur une fleur pour la faire pousser plus vite. On voit tous les mêmes chiffres (mais) on a des approches différentes, et il y a des contextes et des conjonctures différents, que ce soit à Québec, Montréal ou ailleurs. Je vais être en mode écoute. C'est sûr que ça va devenir une priorité, ça va être une priorité pour 2014», a dit M. Coderre.

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