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Les plaintes des cols bleus contre Régis Labeaume entendues depuis ce matin

02/12/2013 06:35 EST | Actualisé 01/02/2014 05:12 EST

La Commission des relations du travail (CRT) entend depuis lundi matin les plaintes déposées pendant la campagne électorale par le syndicat des cols bleus contre Régis Labeaume pour « ingérence dans les affaires syndicales » et « négociation de mauvaise foi. »

Le Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec avait mis en demeure Régis Labeaume de retirer les propos qu'il a tenus pendant la campagne, ce que le maire a refusé de faire.

Régis Labeaume avait affirmé que les contribuables de la Ville de Québec n'avaient pas à payer pour « engraisser les caisses des syndicats. » Le maire avait aussi affirmé que « les planchers d'emploi servaient les intérêts financiers de la FTQ. »

En matinée, les avocats de la Ville de Québec ont fait valoir que lorsqu'il a fait ses déclarations, Régis Labeaume parlait en tant que candidat à la mairie de Québec et chef d'Équipe Labeaume et non en tant que maire. Conséquemment, la cause doit être entendue en Cour supérieure du Québec et non devant la CRT, selon les avocats de la Ville de Québec.

L'avocat de Régis Labeaume, Me André Lepage, a abondé dans le même sens. Selon lui, Régis Labeaume parlait en tant que candidat et non en tant que patron des cols bleus de la Ville de Québec. Ce n'est donc pas la CRT qui doit être saisie de cette affaire, mais la Cour supérieure, plaide Me Lepage.

De leur côté, les cols bleus plaident que Régis Labeaume parlait bel et bien en tant que maire de Québec et candidat d'Équipe Labeaume lorsqu'il a fait ses déclarations.

Il doit donc être réprimandé, dit le Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec. Ce dernier s'en remet aux articles 12 et 53 du Code du travail du Québec, qui stipulent qu'« aucun employeur [...] ne cherchera d'aucune manière à dominer, entraver ou financer la formation ou les activités d'une association de salariés, ni à y participer ».

« Quand il y a une négociation qui est en cours, il faut la respecter et il faut respecter les deux parties qui se parlent, et si on fait de l'ingérence là-dedans, ben c'est malheureux, mais il y a des lois pour ça et c'est comme ça que ça se fait », a fait remarquer Daniel Simard du Syndicat des employés manuels de la Ville de Québec.

L'audition de la cause se poursuit en après-midi.

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