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Jusqu'à 20 pour cent des éléphants africains pourraient disparaître d'ici 10 ans

02/12/2013 11:12 EST | Actualisé 01/02/2014 05:12 EST

JOHANNESBOURG, Afrique du Sud - Jusqu'à 20 pour cent des éléphants africains pourraient être tués au cours des dix prochaines années si le braconnage se poursuit au rythme actuel, démontrent des données rendues publiques lundi à l'occasion d'un sommet au Botswana.

Environ 22 000 éléphants ont été tués illégalement à travers l'Afrique en 2012, soit un peu moins que les 25 000 tués un an plus tôt, selon un rapport de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).

Les éléphants ont été tués en 42 endroits dans 27 pays africains, indique le rapport.

Ces données ont été rendues publiques à l'occasion du Sommet de l'éléphant africain à Gaborone, la capitale du Botswana. Cette conférence a été organisée par le gouvernement botswanais et l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

En septembre 2013, plus de 300 éléphants ont été empoisonnés au cyanure dans le parc national Hwange, au Zimbabwe, lors du «pire massacre à survenir dans le sud de l'Afrique en 25 ans», a dit l'IUCN par voie de communiqué

L'Afrique compte actuellement quelque 500 000 éléphants, selon l'IUCN. Les éléphants d'Afrique centrale sont les plus touchés par le braconnage, mais toutes les populations d'éléphants demeureront menacées jusqu'à ce que la tendance ait été renversée, a prévenu l'IUCN.

L'intensification du braconnage constatée depuis quelques années serait notamment attribuable à la pauvreté, à la faiblesse des gouvernements et à la hausse de la demande d'ivoire dans certains pays.

Le sommet tentera d'élaborer des politiques pour mettre fin au braconnage et protéger des populations viables d'éléphants à travers l'Afrique, notamment en renforçant les lois nationales pour s'attaquer aux criminels et en resserrant la collaboration entre les pays.

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