POLITIQUE

Commission Charbonneau: le cauchemar de Laurent Gaudreau

02/12/2013 09:16 EST | Actualisé 01/02/2014 05:12 EST
PC

L'homme d'affaires Louis-Pierre Lafortune, qui fait face à de graves accusations dans la foulée de l'opération Diligence, continue d'être interrogé mardi à la commission Charbonneau. Son témoignage, entrepris jeudi dernier, demeure frappé d'une ordonnance de non-publication, ce qui empêche les médias d'en rapporter le moindre détail.

Le témoignage de l'ex-vice-président des Grues Guay sera cependant suspendu mercredi. Il devrait être rappelé à la barre jeudi.

D'autres témoins seront donc entendus mercredi, mais on ne sait pas pour l'instant si le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) déposera des requêtes en ordonnance de non-publication pour l'un ou plusieurs d'entre eux. 

C'est  le DPCP qui a demandé et obtenu l'interdit de publication qui touche les propos de M. Lafortune, en raison du procès qu'il doit subir devant juge et jury. M. Lafortune a notamment été accusé de gangstérisme, de recyclage de produits de la criminalité et de blanchiment d'argent dans le cadre de la présumée infiltration de l'entreprise de maçonnerie LM Sauvé.

Ce procès, qui vise également le Hells Angel Normand « Casper » Ouimet, est officiellement commencé, mais il est embourbé dans une série de requêtes, de sorte que le jury n'a pas encore été sélectionné. L'ordonnance de non-publication vise précisément à ne pas contaminer ce jury et à garantir du coup un procès juste et équitable à M. Lafortune.

Les éléments de son témoignage qui portent sur cet épisode ne pourront être dévoilés tant que le procès est en cours.

Le témoignage de Louis-Pierre Lafortune est susceptible de durer une bonne partie de la semaine. Son nom est ressorti fort souvent lors des témoignages de l'ex-syndicaliste Ken Pereira et de l'ex-directeur général de la construction Jocelyn Dupuis.