DIVERTISSEMENT

Gab Roy enflamme le plateau de Tout le monde en parle

01/12/2013 10:47 EST | Actualisé 31/01/2014 05:12 EST
Radio-Canada

L'annonce de la présence de Gab Roy à Tout le monde en parle, plus tôt cette semaine, a soulevé un immense tollé sur les réseaux sociaux. On s'attendait évidemment à ce que la tête d'affiche du site trouble.voir.ca doive justifier ses blagues douteuses des dernières semaines, mais les téléspectateurs du rendez-vous dominical d'Ici Radio-Canada ont eu droit, dimanche, à une confrontation en règle entre Roy et les autres invités autour de la table.

Gab Roy était accompagné de Simon Jodoin et Mathieu St-Onge, respectivement rédacteur en chef et collaborateur régulier du nouveau portail affilié au journal Voir. On a désigné le trio comme étant des «agitateurs du web».

Gab Roy a d'abord dû justifier son texte grossier sur Mariloup Wolfe, publié en octobre, qu'il a fait retirer depuis. «J'ai été idiot. Le billet est resté en place pendant six heures. Je l'ai effacé. Je me suis excusé et je profite de la tribune que j'ai en ce moment pour me ré-excuser auprès de ceux que j'ai offensés. C'était une erreur», s'est-il repenti.

Assise devant les trois garçons, l'animatrice France Beaudoin a vertement exprimé son opinion, visiblement dégoûtée. «Pour moi, ce n'est ni de l'humour ni de l'opinion, a-t-elle déclaré. Il s'agit de Mariloup, mais si ç'avait été moi, j'aurais contacté des avocats dans les heures suivantes.»

C'est aussi France Beaudoin qui a posé à Guy A. Lepage la question qui brûle plusieurs lèvres depuis quelques jours : pourquoi inviter Gab Roy à Tout le monde en parle? Guy A. a répondu en citant la popularité du phénomène et les 100 000 internautes et plus, qui suivent Roy, Jodoin et St-Onge sur les réseaux sociaux et sur leur page web.

Plusieurs opposants

Dany Turcotte a spécifié que Gab Roy était l'invité le plus contesté de l'histoire de Tout le monde en parle. Ce dernier a précisé que deux millions de visiteurs uniques consultaient son site avant la publication de son texte sur Mariloup Wolfe. En ce qui a trait à son entrevue vidéo avec Dominic Pelletier, qui tenait des propos injurieux à l'endroit d'Isabelle Gaston, Roy a martelé qu'il faut montrer que ce type de gens existe, les pointer du doigt et dénoncer leurs discours.

Gab Roy avait plusieurs opposants, dimanche soir. Le docteur Réjean Thomas s'est littéralement emporté, à un certain moment, soutenant que la violence envers les femmes et les homosexuels n'est jamais drôle, même sous le couvert de l'humour. Roy s'est défendu en se comparant à Yvon Deschamps qui, à une certaine époque, faisait beaucoup de gags sur les femmes, ce à quoi a grimacé Réjean Thomas. Les trois survivantes du documentaire du même titre, dont les enfants ont été assassinés par leur ex-conjoint, ont aussi apporté leur grain de sel, et leur point de vue a été chaleureusement applaudi par la foule.

Gab Roy a aussi insisté sur le fait que son style d'humour rejoint un vaste public, et que ses spectacles sur scène en sont la preuve. «Les gens viennent dans mes spectacles, ils paient, ils rient, ils passent un bon moment. Et non, ce n'est pas que des blagues de bébés morts. Vous voyez seulement ce que vous voulez voir», a-t-il reproché. Guy A.Lepage lui a rétorqué qu'à plusieurs reprises, il avait écrit des billets controversés pour lesquels il s'est excusé, comme celui prétendant que Michelle Blanc n'est pas une vraie femme et qu'elle n'aurait ainsi pas dû se joindre au mouvement des Janette. Roy aurait aussi menacé de mort un internaute et aurait demandé pardon par la suite.

Court, l'entretien avec Mathieu St-Onge portait sur sa vidéo dans laquelle il évoquait sa dépendance à la pornographie. Quant à Simon Jodoin, il a prié le public de distinguer le «laboratoire créatif» qu'est trouble.voir.ca des «propos salaces» qui ont été dits dans le passé. Le rédacteur en chef considère sa nouvelle tribune comme une «expérience».

INOLTRE SU HUFFPOST

Quelques réactions à l'invitation de Gab Roy à TLMEP
Les invités de Tout le monde en parle (émission du 1er décembre 2013)