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Le directeur général du CHUM Christian Paire n'a aucune intention de démissionner

30/11/2013 09:11 EST | Actualisé 30/01/2014 05:12 EST
CHUM

Le sort de Christian Paire à la tête du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) va se décider lundi soir, lors d'une réunion du conseil d'administration.

Christian Paire a démenti samedi les rumeurs selon lesquelles il quitterait la direction du CHUM après avoir été visé par un rapport accablant du vérificateur général du Québec. Contacté par Radio-Canada, le controversé directeur général du CHUM affirme n'avoir aucune intention de démissionner. Il ne serait en outre même pas au courant de la nouvelle qui a été rapportée samedi dans La Presse.

Le quotidien soutient que M. Paire ne participera pas à la réunion lundi soir du conseil d'administration, qui aurait demandé son congédiement.

M. Paire affirme à Radio-Canada qu'il assiste habituellement aux réunions du C.A. comme celle qui doit se tenir lundi, sauf quand il est question de sa situation personnelle. Dans ce cas, les réunions se tiennent habituellement à huis clos.

Contactée par Radio-Canada samedi, une porte-parole du CHUM n'a pas fermé la porte à l'éventualité d'un congédiement imminent du directeur général. « Le C.A. se réunit lundi et a jusqu'à mercredi pour donner sa réponse au ministre », écrit dans un courriel Isabelle Lavigne.

Le président du C.A. du CHUM, Alain Cousineau, s'est pour sa part refusé à confirmer les rumeurs, affirmant que la question sera « étudiée » à la prochaine réunion du conseil d'administration lundi.

Irrégularités

Christian Paire, tout comme l'ancien grand patron de Tourisme Montréal, Charles Lapointe, est montré du doigt par le vérificateur général du Québec, Michel Samson, pour de nombreuses irrégularités dans son salaire et ses dépenses, de même que pour sa gestion déficiente du CHUM.

Selon le rapport, la direction du CHUM a versé depuis 2010 à M. Paire, 70 000 $ de plus que le salaire maximal fixée par le président du Conseil du Trésor. M. Paire a également reçu des primes au rendement au cours de cette période, une pratique pourtant interdite, en plus d'une rémunération annuelle de 80 000 $ de l'Université de Montréal sur une période de deux ans.

Réagissant au rapport, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a exigé des remboursements et envisagerait même une quasi-tutelle, soit la nomination d'un accompagnateur ou la mise en place d'une administration provisoire.

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