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L'écrasement d'un Cessna fait quatre morts et six blessés en Alaska

30/11/2013 04:41 EST | Actualisé 29/01/2014 05:12 EST

ANCHORAGE, États-Unis - Une mère de famille qui se trouvait à bord d'un avion s'étant écrasé dans un secteur isolé du sud-ouest de l'Alaska a logé un appel téléphonique désespéré pour tenter de réanimer son poupon de cinq mois, puis a quitté le petit garçon, mortellement blessé, pour mener les secouristes retardés par le froid et le brouillard vers le site de l'accident.

Melanie Coffee, âgée de 25 ans, a marché sur une distance de près de 1,6 kilomètre vers les lumières du village de Saint Marys pour les rencontrer, vendredi soir.

«Je crois qu'elle est la véritable héroïne dans cette histoire», a déclaré le policer Fred Lamont fils, l'un des secouristes provenant de cette communauté et de villages avoisinants ayant répondu à l'appel lors de l'écrasement qui a tué quatre personnes et en a blessé six autres.

Le Cessna 208 de Hageland Aviation avait quitté Bethel vers 17 h 40 en direction de Mountain Village, puis de Saint Marys.

Comme d'autres endroits en Alaska, la municipalité de Saint Marys n'est pas reliée au réseau routier de l'État. Les résidants utilisent régulièrement de petits aéronefs pour atteindre les centres régionaux, d'où ils peuvent prendre un autre avion pour se rendre à Anchorage ou vers d'autres villes.

Megan Peters, une porte-parole pour les officiers de l'État de l'Alaska, a affirmé que l'avion aurait possiblement volé dans une pluie glacée avec une visibilité de 1,6 kilomètre et un plafond d'environ 100 mètres (300 pieds). Pour sa part, M. Lamont a décrit les conditions comme étant du brouillard glacé avec l'humidité collant aux véhicules.

Le Cessna ne s'est jamais rendu à Mountain Village. Il s'est écrasé vers 18 h 30, à 6,4 kilomètres de Saint Marys, a fait savoir l'enquêteur Clint Johnson du Bureau national de la sécurité des transports en Alaska.

M. Lamont fils, le policier du village qui a également reçu une formation en soins de santé, travaillait avec un chauffeur d'ambulance vendredi. Vers 19 h, dit-il, Melanie Coffee a appelé un autre secouriste en fonction pour signifier que l'avion s'était écrasé et qu'elle avait besoin d'aide.

«Elle tentait des manoeuvres de réanimation cardio-respiratoire sur son nouveau-né», a affirmé M. Lamont. «Elle demandait de l'aide».

Mme Coffee, qui a souffert de blessures au thorax, a tenté de siffler pour alerter les secouristes, selon M. Lamont. Elle a songé à faire un feu pour attirer leur attention, mais a éventuellement décidé de commencer à marcher vers les lumières du village. La lumière rouge d'une tour de communications l'a menée à 1,2 kilomètre de la décharge municipale.

«C'est là que tout le monde l'a trouvée», a précisé M. Lamont.

Elle est ensuite revenue sur ses pas, menant les secouristes sur le site du drame, qui était inaccessible par motoneige.

Les secouristes ont alors placé les blessés sur des civières pour les emmener, à pied, vers la décharge municipale, d'où ils pouvaient être transportés en ambulance au village avant de s'envoler vers un hôpital.

Un C-130 de la Garde côtière n'a pu se poser en raison du brouillard, mais les blessés ont été transportés par un avion de la LifeAid Alaska et deux autres engins.

Clint Johnson a déclaré que la cause de l'écrasement n'avait pas encore été déterminée.

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