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Rogers doit-il présenter les matchs de hockey avec Don Cherry ou sans lui?

29/11/2013 12:05 EST | Actualisé 29/01/2014 05:12 EST

TORONTO - Le statut légendaire de Don Cherry dans le paysage télévisuel canadien pourrait s'avérer son talon d'Achille alors que le nouveau pacte de télédiffusion avec Rogers Communications et le réseau CBC mènera à la transformation des soirées du hockey à travers le pays.

L'entente de 12 ans de 5,2 milliards $, annoncée cette semaine, donne les droits nationaux de tous les matchs de la LNH à Rogers et verra notamment l'émission «Hockey Night in Canada» être transférée vers différentes autres plateformes, y compris les réseaux City et Sportsnet.

Cette transformation radicale, qui risque fort d'amener un univers de «hockey à la carte», pourrait provoquer des changements importants au chapitre des personnalités qu'on voit sur les ondes — y compris Cherry, qu'on considère comme le visage de «Hockey Night in Canada».

C'est ce qu'avance David Kincaid, associé directeur et chef de la direction de la firme de marketing torontoise Level 5 Strategy Group.

Aucune entreprise n'investit des milliards de dollars dans une marque dans le but de la laisser telle quelle, selon Kincaid, qui a aidé la Brasserie Labatt à arracher les droits de commandite de la LNH à Molson-Coors dans les années 1990.

«S'ils veulent pouvoir dire qu'ils sont le nouveau visage du hockey, disponible à travers tous ces différents médias et ces différents types de contenu intégré, certaines personnalités identifiées comme des commentateurs sur les ondes pourraient s'avérer contraire à cette stratégie», a-t-il dit.

«Si la valeur de la marque est seulement la télé, et qu'on a créé du contenu destiné à se retrouver sur différentes plateformes, je voudrais avoir un nouveau porte-parole qui va pouvoir passer d'une plateforme à l'autre, ou encore une variété de porte-parole.»

La place de Cherry dans le nouvel univers télévisuel canadien reste nébuleux mais Rogers nie qu'elle veuille se dissocier du coloré et souvent controversé commentateur.

«Je suis un grand fan de Don Cherry; j'ai travaillé avec lui et j'ai beaucoup de respect pour lui», a affirmé par courriel Scott Moore, président de la diffusion chez Rogers Media.

«J'ai déjà eu une discussion avec lui, en fait. J'ai hâte de m'asseoir avec lui pour voir s'il veut faire partie de la nouvelle façon de faire.»

Dans une entrevue à CBC, jeudi, Cherry a fait fi de ceux et celles qui évoquent sa retraite.

«Ils disent ça depuis 30 ans, a-t-il noté. Je sais que je suis no 1 et qu'allez-vous y faire?»

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