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Rob Ford pourrait être bloqué à la frontière

29/11/2013 12:17 EST | Actualisé 29/01/2014 05:12 EST

Le maire de Toronto pourrait se voir refuser l'accès aux États-Unis, parce qu'il a admis avoir consommé du crack.

La loi américaine sur l'immigration, le U.S. Immigration and Nationality Act, stipule qu'un étranger qui a « commis » ou « admis avoir commis » une violation des lois américaines sur « les substances illicites » est « inadmissible ».

Rob Ford a avoué au début du mois de novembre avoir fumé du crack il y a environ un an alors qu'il était maire de la métropole.

L'avocat new-yorkais en droit de l'immigration, David Yurkofsky, croit que Rob Ford devrait prendre la loi américaine au sérieux.

Le maire pourrait donc devoir abandonner son projet d'assister à la Classique hivernale de la Ligue nationale de hockey près de Détroit en janvier. M. Ford a par ailleurs séjourné en Floride avec sa famille dans le passé durant les vacances scolaires d'hiver. 

La loi pourrait aussi l'empêcher d'accomplir des fonctions plus importantes. Rob Ford a visité en octobre la ville d'Austin au Texas afin d'établir un partenariat avec l'industrie musicale locale. L'année dernière, il s'était rendu à Chicago dans le cadre d'une mission économique de deux jours.

La loi provinciale sur la cité de Toronto stipule qu'une des fonctions principales du maire de la Ville Reine est de représenter la métropole à l'étranger.

Exception

Des avocats spécialisés en immigration soulignent cependant que Rob Ford pourrait demander qu'une exception soit faite. Ces exceptions sont évaluées au cas par cas et des frais de 585 $US sont exigés.

Ceux qui présentent une demande peuvent attendre jusqu'à un an avant d'obtenir une réponse.

L'avocat David Yurkofsky note cependant que la loi n'est pas toujours strictement appliquée. « S'il a de bonnes relations peut-être qu'il pourra passer la frontière. »

Il ajoute que les politiciens célèbres aux États-Unis ont plus de chances d'être interceptés que ceux qui sont inconnus du public américain.

Le chef libéral fédéral Justin Trudeau a visité Washington en octobre même s'il avait avoué deux mois plus tôt avoir fumé de la marijuana.

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