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Les É.-U. gardent des sanctions sur l'Iran jusqu'à une entente nucléaire finale

29/11/2013 07:40 EST | Actualisé 29/01/2014 05:12 EST

WASHINGTON - L'administration Obama a annoncé vendredi qu'elle maintenait des sanctions pétrolières fermes à l'endroit de l'Iran, bien que les États-Unis et cinq autres puissances mondiales ont signé une entente initiale avec Téhéran pour restreindre son programme nucléaire.

Le président Barack Obama a défendu avec force l'entente provisoire et a demandé au Congrès de ne pas imposer de nouvelles sanctions à l'Iran en attendant qu'une entente finale soit négociée.

Tout en priant le Congrès de ne pas «fermer la porte à la diplomatie», M. Obama a insisté sur le fait que les sanctions économiques imposées à l'Iran n'ont pas été allégées.

Dans une déclaration, la Maison-Blanche a affirmé qu'il y avait assez de ressources pétrolières disponibles dans le monde pour que la communauté internationale continue d'acheter le pétrole d'autres pays que l'Iran.

Le département d'État a par la suite annoncé avoir allongé de six mois l'abolition de sanctions américaines accordée à la Chine, l'Inde, la Corée du Sud, la Turquie et Taiwan en échange d'une réduction de leurs importations de pétrole de l'Iran. Ces exemptions signifient que les banques et autres institutions financières basées dans ces pays ne recevront pas les pénalités prévues par la loi américaine pour mettre de la pression sur l'Iran afin qu'il révèle l'ampleur de son programme nucléaire.

De plus, la Malaisie, l'Afrique du Sud, le Sri Lanka et Singapour se sont qualifiés à nouveau pour ces exemptions, parce qu'ils n'achètent plus de pétrole brut iranien.

Le secrétaire d'État John Kerry a déclaré que c'était la preuve que les États-Unis continueraient d'appliquer des sanctions sur l'achat de pétrole durant les prochains six mois, le temps qu'ils négocient une entente complète qui assurerait que le programme nucléaire iranien est utilisé à des fins pacifiques.

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