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Les États-Unis détruiraient en mer une portion des armes chimiques de la Syrie

29/11/2013 12:50 EST | Actualisé 29/01/2014 05:12 EST
ASSOCIATED PRESS
In this photo taken Thursday, Nov. 21, 2013, a Shiite fighter from a group called the Hussein Brigade patrols in the town of Hejeira, while Syrian civilians look for undamaged furniture, clothes and food in their homes destroyed during clashes between the Sunni-dominated Free Syrian Army and Syrian soldiers loyal to Syria's President Bashar Assad, supported by Iraqi and Lebanese Shiite fighters, in the town of Hejeira, which Syrian troops captured, in the countryside of Damascus, Syria. (AP Photo/Jaber al-Helo)

La portion la plus dangereuse de l'arsenal chimique syrien pourrait être détruite en mer par les États-Unis.

Des responsables américains ont indiqué à l'Associated Press, sous le couvert de l'anonymat, que le projet, qui doit encore être autorisé, verrait l'arsenal être détruit à bord du navire MV Cape Ray dans la mer Méditerranée, pendant que des navires de guerre assureraient la sécurité à proximité.

Cette approche permettrait de contourner les problèmes diplomatiques, environnementaux et de sécurité qui accompagnent l'envoi de cet arsenal vers un pays tiers. La décision d'aller ou non de l'avant avec le projet revient à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, l'agence onusienne qui supervise le démantèlement des armes chimiques syriennes.

Un certain délai s'écoulera avant que le Cape Ray ne soit prêt, le temps de l'équiper des deux unités d'hydrolyse et du réacteur au titane nécessaires pour neutraliser les agents chimiques et de former le personnel.

Sur le terrain, les combat se poursuivent

Par ailleurs, les soldats syriens se sont emparés jeudi de la ville de Deir Attiyeh, près de la frontière avec le Liban, au terme de combats qui ont fait des dizaines de morts dont neuf médecins et infirmières et le neveu d'un ministre du Hezbollah.

Les forces du président Bachar Al-Assad avaient lancé une offensive dans la région de Qalamoun pour empêcher les rebelles de se ravitailler en hommes et en matériel au Liban et ailleurs.

L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, a confirmé que les troupes gouvernementales ont presque totalement pris le contrôle de Deir Attiyeh, dont la population est au tiers chrétienne. Un militant de la région a expliqué que l'armée a pu avancer quand les militants du groupe État islamique en Irak et au Levant se sont retirés.

« Il y a eu des combats féroces et les conditions pour les civils sont atroces », a dit Amer al-Qalamouni. L'observatoire et le militant ont indiqué que cinq médecins et quatre infirmières ont été tués depuis deux jours dans le principal hôpital de la ville. L'agence officielle SANA évoque plutôt un « massacre commis par des terroristes » qui a coûté la vie à cinq médecins, cinq infirmières et deux ambulanciers.

Au Liban, un proche du Hezbollah a révélé que le neveu du ministre libanais de l'Agriculture, Hussein Haj, a été tué cette semaine en Syrie alors qu'il combattait dans la région d'Alamoun. M. Haj est un membre important du Hezbollah.

La conférence de Genève s'annonce difficile

Enfin, toujours jeudi, le principal groupe d'opposition appuyé par l'Occident, la Coalition nationale syrienne, a critiqué le gouvernement syrien pour avoir déclaré qu'il n'a aucune intention de renoncer au pouvoir lors de la conférence de paix prévue en janvier à Genève.

« Il est devenu amplement évident que le régime Assad essaie de camoufler cette guerre contre le peuple syrien, tout en faisant semblant de collaborer avec la communauté internationale », a indiqué la coalition par voie de communiqué.

La conférence du 22 janvier constituerait la première rencontre, en personne, entre les membres du régime et les représentants de l'opposition depuis le début de la guerre civile syrienne, il y a trois ans.

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