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Des Égyptiens s'opposent à une nouvelle loi restreignant le droit de manifester

29/11/2013 05:30 EST | Actualisé 29/01/2014 05:12 EST

LE CAIRE, Égypte - Les forces de sécurité égyptiennes ont chassé à coups de gaz lacrymogènes et de canons à eau, vendredi, des islamistes anti-gouvernement qui s'opposent à une nouvelle loi restreignant le droit de manifester.

Les autorités cherchent à mettre fin à l'agitation d'islamistes et d'activistes laïques alors qu'une assemblée désignée par le gouvernement tente de terminer un projet de constitution amendée pour le début de la semaine prochaine. La proposition, qui augmente les pouvoirs de l'armée et du président, s'est attiré les critiques des défenseurs de la démocratie.

Depuis le coup d'État militaire qui a destitué le président islamiste Mohammed Morsi en juillet, ses partisans se rassemblent presque quotidiennement pour réclamer son retour. Ces manifestations se sont souvent transformées en de violents affrontements entre les civils et les forces de sécurité.

Dimanche, pour mettre fin à ces rassemblements pro-Morsi, le gouvernement — appuyé par l'armée — a adopté une loi interdisant les manifestations sans un permis délivré par la police. Jeudi, un étudiant a été tué quand la police a mis fin à une marche d'islamistes de l'université du Caire.

Plutôt que de les décourager, l'adoption de cette loi a ranimé les activistes laïques, qui étaient plutôt discrets depuis la destitution de M. Morsi. Ils accusent notamment le gouvernement de donner libre cours à des abus policiers et au pouvoir militaire, auxquels ils s'étaient opposés durant la révolte de 2011 qui a mené à la chute du dirigeant autoproclamé Hosni Moubarak.

Ils soutiennent que la loi vise à museler tout désaccord, particulièrement à l'approche d'un référendum national sur la constitution amendée, prévu pour janvier.

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