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Colombie-Britannique: 7 ans de prison pour un individu ayant enlevé un bambin

29/11/2013 05:11 EST | Actualisé 29/01/2014 05:12 EST

CRANBROOK, C.-B. - Un homme de la Colombie-Britannique reconnu coupable d'avoir enlevé un enfant et qui a été déclaré «délinquant à contrôler», vendredi, en plus d'hériter d'une peine de prison de plus de sept ans, a eu droit à des mots d'indulgence et d'encouragement de la part du père de la victime.

Randall Hopley, âgé de 48 ans, a kidnappé le petit Kienan Hebert, âgé de trois ans, dans la maison familiale de Sparwood il y a plus de deux ans.

Il a ramené le garçonnet sain et sauf quelques jours plus tard, après un appel public lancé par les parents.

La famille de l'enfant n'a pas assisté aux procédures judiciaires contre Hopley, et a déménagé dans le nord de l'Alberta après l'enlèvement.

Mais lorsqu'il a pris connaissance de la peine, vendredi, Paul Hebert a dit espérer que le kidnappeur serait en mesure de changer sa vie.

Dans un courriel, M. Hebert a confié qu'il ne savait trop à quoi s'attendre, et qu'il ne pouvait dire ce que serait un jugement équitable, avant de laisser sous-entendre qu'il était à l'aise avec le dénouement.

«Je suis plus inquiet à propos des répercussions de tout cela pour lui. J'espère qu'il changera son mode de vie et qu'il ne fera plus de mal à personne, pas plus qu'à lui-même.»

La famille Hebert a d'ailleurs gardé contact avec Hopley. Lors d'une entrevue filmée en compagnie de ce dernier et de la police, en 2011, M. Hebert a dit au kidnappeur de son fils qu'il lui pardonnait, et l'a remercié pour avoir ramené son garçon sain et sauf.

Hopley devra non seulement purger sa peine de prison, mais il sera ensuite soumis à une période de supervision de dix ans.

Dans les faits, l'homme restera derrière les barreaux pendant encore cinq ans, si l'on tient compte du temps déjà passé en captivité depuis le début des procédures.

La Couronne n'a toutefois pas obtenu entière satisfaction dans ce dossier. Elle aurait voulu que l'homme de 48 ans hérite de l'étiquette de «délinquant dangereux», ce qui aurait eu pour conséquence qu'il demeure sous les verrous «pendant une période indéterminée».

La juge Heather Holmes, de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, a précisé, dans une salle d'audience de Cranbrook, que l'accusé ne remplissait pas pleinement les critères associés à cette désignation. Pour justifier sa décision, elle a dû remonter dans le temps.

La juge a expliqué que les sévices que Randall Hopley avait fait subir à des enfants alors qu'il était plus jeune remontaient à une période trop lointaine de sa vie pour que l'on puisse statuer qu'il avait constamment vécu, depuis, dans la criminalité.

Entre l'âge de 10 à 19 ans, Hopley a vécu dans des foyers d'accueil. À cette époque déjà, il a agressé sexuellement de nombreux enfants pré-pubères, menant à un diagnostic de pédophilie.

Une psychiatre légiste, qui avait témoigné le mois dernier dans cette affaire, avait affirmé que Randall Hopley présentait un «risque élevé» de récidive s'il était libéré.

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