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L'Iran invite des inspecteurs de l'ONU à visiter une usine d'eau lourde à Arak

28/11/2013 04:24 EST | Actualisé 28/01/2014 05:12 EST

VIENNE, Autriche - Après avoir maintenu à l'écart les inspecteurs pendant deux ans, l'Iran invite l'agence nucléaire des Nations unies dans des installations liées à un réacteur en construction qui pourrait produire suffisamment de plutonium pour alimenter deux ogives nucléaires par année.

En annonçant l'invitation, jeudi, Yukiya Amano, qui dirige l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a affirmé que l'AIEA acceptera la proposition de visiter l'usine d'eau lourde dans la ville centrale d'Arak. Cette annonce survient moins d'une semaine après la conclusion d'une entente sur le nucléaire entre l'Iran et six leaders mondiaux.

Il a aussi indiqué que son agence avait appris pour la première fois, en fin de semaine, qu'elle serait mandatée pour surveiller le respect de l'entente par l'Iran. M. Amano n'a pas précisé le moment du début des activités de l'AIEA, laissant entendre que cela pourrait prendre un certain temps, en partie parce que l'agence n'a pas été informée au préalable pour préparer sa mission.

L'invitation pour le 8 décembre ne fait pas partie de l'entente avec les six puissances mondiales, pour laquelle l'Iran s'engage à geler son programme nucléaire pour six mois en échange d'une réduction limitée et graduelle de sanctions économiques. Mais elle démontre que Téhéran commence à aller de la parole aux actes à l'égard de promesses distinctes d'ouvrir des sites aux inspecteurs de l'AIEA.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a affirmé mercredi que des travaux se poursuivront à Arak. Après la conclusion de ces travaux, ces installations seront en mesure de produire du plutonium qui pourrait être utilisé pour des armes nucléaires, bien que l'Iran insiste pour dire que son programme a uniquement des visées pacifiques de production d'électricité et de recherches scientifiques.

Une porte-parole du département d'État américain, Jen Psaki, a affirmé que les propos de M. Zarif ne constituaient pas une violation de l'entente conclue à Genève avec les États-Unis et cinq autres puissances mondiales.

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