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«Il était une fois les Boys»: la légende de Stan, Méo, Bob et les autres (VIDÉO)

28/11/2013 01:05 EST | Actualisé 28/01/2014 05:12 EST

MONTRÉAL - Comment étaient Stan, Méo, Fern, Bob et les autres personnages des «Boys» lorsqu'ils étaient adolescents et qu'ils commençaient à nourrir ensemble leur passion commune pour le hockey?

C'est la question à laquelle répondra «Il était une fois les Boys», cinquième film de la populaire série, qui nous montrera certains des personnages alors qu'ils avaient entre 14 et 16 ans.

Les jeunes comédiens choisis pour incarner les «jeunes Boys» ont été sélectionnés à la suite d'un processus de casting public réalisé par le biais d'Internet.

L'histoire se déroule pendant les vacances de Noël 1967, alors que Stan (Simon Pigeon), Bob (Samuel Gauthier), Méo (Maxime Desjardins-Tremblay), Marcel (Derek Poissant), Jean-Charles (William Legault-Lacasse), Fern (Jassen Charron) et leur ami Ben (Maxime Gibeault) participent à un tournoi de hockey.

Mais bien que la totalité du film se passe dans le passé, les acteurs qui ont prêté leurs traits aux «anciens Boys» ne sont pas absents pour autant. Rémy Girard, Marc Messier, Pierre Lebeau, Luc Guérin et Yvan Ponton interprètent d'autres personnages (la plupart des membres de la famille de leur alter ego), et d'autres acteurs des films originaux sont présents le temps d'un caméo.

«J'ai trouvé que c'était une initiative extrêmement heureuse de faire cette plongée dans les années 1960 et de voir les Boys à leurs premiers balbutiements», a confié Pierre Lebeau, qui était Méo dans les «Boys» et qui devient l'entraîneur Jimmy dans ce nouveau volet.

«J'aime beaucoup l'idée de revenir en arrière et d'aller à la genèse, parce que les Boys, c'est un sport, c'est une ligue de garage, mais c'est (aussi) un groupe. Ils n'ont pas nécessairement les mêmes métiers, les mêmes valeurs, mais il y a quelque chose qui les unit, c'est très humain. Voir la genèse de ça, je trouve que c'est une excellente idée. Je pense que le concept était rendu là», croit Luc Guérin, qui interprète dans cette version le père de Marcel, le personnage qu'il tenait dans les autres films.

Aujourd'hui âgés de 16 à 21 ans, les «jeunes Boys» n'étaient pas très vieux lorsque le premier film de la série a pris l'affiche, en 1997, mais ils assurent tous qu'ils étaient des fans depuis leur jeune âge.

«Je me rappelle quand j'avais cinq ou six ans, j'imitais tout le temps les scènes des Boys», a raconté Simon Pigeon, 21 ans, que l'on verra l'an prochain dans les film «1987» de Ricardo Trogi et «Corbo» de Mathieu Denis.

À l'exception de Maxime Gibeault, qui tient le rôle de Ben Bouchard, un nouveau venu, tous les jeunes devaient donc interpréter un personnage qu'ils connaissaient déjà bien, en s'efforçant tout de même de ne pas aller trop loin dans l'imitation.

«On a regardé tous les films "Les Boys" pour vraiment comprendre le personnage, évaluer toutes ses petites mimiques, tout ce qu'il fait et ensuite se l'approprier et mélanger ça avec notre caractère et faire ressortir le Jean-Charles, le Stan, de nous», a expliqué William Legault-Lacasse, 16 ans, qui incarne le cerveau de la bande, Jean-Charles Taillefert.

«Ils l'ont bien joué parce qu'ils n'ont pas fait seulement une pâle imitation. Il n'y a rien de cliché dans leur jeu, on les reconnaît, c'est vivant et c'est comme naturel», a ajouté Yvan Ponton, qui a été Jean-Charles pendant des années et qui interprète aujourd'hui son père François.

Les acteurs d'expérience n'ont pas voulu trop s'immiscer dans le jeu des plus jeunes, choisissant de simplement les laisser aller et leur permettre de reprendre leur personnage comme ils le sentaient.

«La première fois que j'ai rencontré Luc (Guérin), on tournait une scène. Il m'a vu le faire et il m'a juste dit de le faire à ma manière», s'est rappelé Derek Poissant, 16 ans, qui reprend le personnage de Marcel, strabisme inclus.

«J'ai tellement ri la première scène qu'on a tournée ensemble. Moi, je suis au lavabo avec ma femme (...) et lui est au bout de la table et se prépare à sortir pour aller à une partie de hockey. Le moment, dans la répétition, où il s'est retourné vers moi, je suis parti à rire tout de suite», a raconté Luc Guérin.

«Il m'a eu complètement. (J'ai été) touché du respect qu'il a eu du personnage qui a été créé. C'était bien important pour moi de lui dire : "Ça t'appartient, c'est à toi". C'est ça qui se passe, on passe le flambeau.»

«Il était une fois les Boys» prendra l'affiche le 6 décembre prochain.