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L'UPAC arrête l'ex-maire de Saint-Constant

28/11/2013 08:27 EST | Actualisé 28/01/2014 05:12 EST
Radio-Canada.ca

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) de la Sûreté du Québec a arrêté jeudi matin l'ex-maire de Saint-Constant, Gilles Pepin. Celui-ci est soupçonné, avec quatre autres personnes, notamment de fraude et d'abus de confiance.

Selon un communiqué de l'UPAC, l'ex-maire de Saint-Constant a été appréhendé par les enquêteurs à son domicile jeudi matin. Trois autres personnes ont aussi été arrêtées, notamment son fils Danny Pepin, Peter Veres, propriétaire du Quartier de la gare, et le gestionnaire du projet, Benjamin Sternthal.

Un cinquième suspect, André Roy, copropriétaire du Carrefour du Rock à Saint-Constant, est quant à lui toujours recherché par les agents de la SQ.

Les prévenus font face au total à 18 chefs d'accusation, notamment d'entrave à la justice, usage de faux documents, fabrication de faux documents, fraude, abus de confiance et actes de corruption dans les affaires municipales.

L'ancien maire Pepin, son fils et les deux autres personnes arrêtées ont été conduits au quartier général de la Sûreté du Québec pour y être interrogés. Tous devraient être libérés sous promesse de comparaître le 29 janvier 2014, à Longueuil, précise la Sûreté du Québec.

Ces arrestations sont le résultat, selon l'UPAC, d'une enquête amorcée en 2010 et qui portait sur la vente de terrains, la construction d'une bibliothèque et le financement du parti politique de l'ex-maire Pepin.

L'UPAC s'intéresse particulièrement à la nouvelle bibliothèque de Saint-Constant qui aurait coûté 9 millions de dollars à la Ville alors qu'elle n'en est pas propriétaire. La municipalité a fait le choix de louer les locaux, ce qui a provoqué beaucoup d'opposition à Saint-Constant.

Rappelons que l'ancien maire de Saint-Constant avait déjà fait l'objet d'une enquête du directeur général des élections du Québec. Il avait été blanchi. L'UPAC avait quant à elle poursuivi son enquête à Saint-Constant.

L'unité anticorruption avait par ailleurs mené une série de perquisitions en février 2012 à l'hôtel de ville de Saint-Constant, au bâtiment des travaux publics de la Ville, à la résidence de Gilles Pepin, à la résidence de son fils, Danny Pepin, dans un commerce, ainsi que dans une entreprise de construction de la région.

Gilles Pepin, qui briguait cet automne un quatrième mandat à la mairie de Saint-Constant, a été battu par le candidat Jean-Claude Boyer.

En 2007, il avait été destitué par les tribunaux pour des dépenses électorales illégales. Il avait regagné les élections partielles par la suite.

Quelques frappes de l'UPAC

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