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Zone aérienne: Pékin admet ne pas avoir réagi au vol des avions américains

27/11/2013 04:50 EST | Actualisé 27/01/2014 05:12 EST

PÉKIN, Chine - Pékin a admis, mercredi, avoir laissé deux bombardiers B-52 américains voler dans sa nouvelle zone de défense aérienne au-dessus de la mer de Chine orientale sans intervenir, et ce, en dépit de sa menace de lancer un attaque défensive contre tout appareil étranger non identifié s'aventurant dans la région.

Le vol effectué par les avions américains, qui a mis à l'épreuve la zone chinoise pour la première fois depuis l'annonce de sa création au cours du week-end, soulève des questions concernant la volonté de Pékin de faire respecter son nouveau règlement obligeant les appareils étrangers à s'identifier auprès des autorités chinoises et à suivre leurs instructions.

L'inaction de Pékin laisse entendre que son objectif en établissant cette zone relevait davantage du jeu diplomatique que du désir de provoquer un incident diplomatique.

L'excursion des bombardiers est survenue après trois jours de critiques et d'accusations par rapport à la décision du gouvernement chinois de créer cette zone, vue comme une tentative de la part de Pékin pour affirmer sa souveraineté sur les îles Senkaku, un archipel inhabité contrôlé par le Japon.

Les États-Unis et le Japon ont déclaré qu'ils ne reconnaissaient pas la nouvelle zone de défense aérienne chinoise. Taïwan et la Corée du Sud, deux alliés de Washington, l'ont également rejetée.

Le vice-président américain Joe Biden discutera de cette affaire avec Pékin à l'occasion de son séjour en Chine la semaine prochaine, ont révélé sous le couvert de l'anonymat de hauts dirigeants de l'administration de Barack Obama.

La porte-parole du département d'État américain, Jen Psaki, a toutefois affirmé que les compagnies d'aviation civile des États-Unis avaient été avisées de «prendre toutes les mesures qu'elles estiment nécessaires pour assurer la sécurité de leurs activités dans la région de la mer de Chine orientale».

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