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Conférence de Genève: le gouvernement syrien impose ses conditions

27/11/2013 08:56 EST | Actualisé 27/01/2014 05:12 EST

DAMAS, Syrie - Le gouvernement syrien a répété mercredi qu'il est prêt à participer à une conférence de paix à Genève en janvier, tout en prévenant d'emblée qu'il est hors de question qu'il accepte d'abandonner le pouvoir.

Les Nations unies ont annoncé lundi la tenue de cette conférence, le 22 janvier, mais on ne sait pas encore exactement qui y participera.

À Téhéran, les ministres des Affaires étrangères d'Iran et de Turquie ont appelé à un cesser-le-feu dans les meilleurs délais, affirmant que seule une interruption des combats pourra rehausser les chances de succès des pourparlers de paix. Les deux ministres ont refusé de donner plus de détails aux journalistes.

Mardi, le principal groupe syrien d'opposition, la Coalition nationale syrienne, a indiqué qu'elle est prête à y participer — à condition que le régime de Bachar el-Assad ouvre tout d'abord des corridors humanitaires pour soulager les zones rebelles et qu'il libère des prisonniers politiques.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a publié mercredi un communiqué dans lequel il confirme la participation du gouvernement, tout en précisant que les délégués se rendront à Genève non pas avec l'intention de remettre le pouvoir à qui que ce soit mais seulement afin de rencontrer ceux qui sont favorables à une solution politique.

L'opposition syrienne et ses partisans occidentaux maintiennent que Bachar el-Assad ne pourra faire partie d'un gouvernement de transition. Le ministère syrien a rétorqué que Paris et Londres devront abandonner cette demande, faute de quoi il sera inutile de se rencontrer à Genève.

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