L'intérêt des médias pour les liens entre Denis Vincent et la SOLIM, le bras immobilier du Fonds de solidarité, va semer un vent de panique à la FTQ qui sera à l'origine du grand nettoyage qui sera fait en 2009 au Fonds de solidarité et à la SOLIM. La tempête emportera l'un après l'autre Denis Vincent, le président du C.A. de la SOLIM Jean Lavallée et son PDG Guy Gionet.

Un texte de Bernard Leduc et François Messier

Des écoutes policières de 2009 présentées par l'enquêteur Michel Comeau à la commission Charbonneau démontrent que l'ex-président de la FTQ savait depuis des années qu'il fallait se méfier de Denis Vincent mais ignorait que, selon la police, il était réputé proche des Hells Angels.

Elles indiquent cependant que c'est l'intérêt soudain du journaliste de La Presse Denis Lessard pour M. Vincent qui a décidé de son sort. La crainte est alors grande pour la réputation de la FTQ et du Fonds.

Les écoutes montrent que le président de la FTQ, le PDG du Fonds de solidarité Yvon Bolduc et celui de la SOLIM, Guy Gionet, ont débattu à l'hiver et au printemps 2009 de moyens pour l'écarter des dossiers dans lesquels il est impliqué à la SOLIM.

Il y est notamment question de sa présence dans le dossier de Place Telus, un dossier porté à la SOLIM par son ami Jean Lavallée et qui a bénéficié d'un investissement de 5,5 millions de dollars. Ils s'entendent pour le sortir du dossier, sans que ni lui ni M. Lavallée ne devinent leur intention.

Guy Gionet mène un double jeu dans toute cette histoire, comme en témoignent ses échanges à la même époque avec Denis Vincent dans lesquels il se soucie beaucoup des intérêts de ce dernier, lui confiant notamment des choses sur les déboires de son ami Jean Lavallée qui sera par la suite éjecté de son siège au CA de la SOLIM.

On dirait que Guy Gionet est « dirigé par Johnny » Lavallée, avance l'enquêteur Comeau.

Les liens entre Denis Vincent et les Hells Angels

Selon l'enquêteur Michel Comeau, Denis Vincent a notamment organisé le transport par hélicoptères de Hells Angels en 1999 pour une fête au local des Blatnois à Grand-Mère, un club école des Hells. C'était « un ami invité », dit l'enquêteur Comeau. M. Vincent a aussi organisé en juin 200 le transports de Rowdy Crew vers le local des Hells de Trois-Rivières. Il est aussi ami avec Pyramide Pronovost, qui a été membre des Blatnois.

À l'origine de Denis Vincent

Un échange du 18 mars 2009 entre Michel Arsenault et Gilles Audette, son conseiller politique, démontre que les deux hommes se méfient au moins depuis 2004 de Denis Vincent qu'ils considèrent comme un « grand chum » de M. Lavallée.

Les deux hommes sont inquiets de l'enquête menée par Denis Lessard, de La Presse, sur le fait que M. Vincent aurait touché une commission dans la transaction de 2004 qui avait permis à Grue Guay d'acheter Fortier Transfert.

« Je me souviens de t'avoir parlé de ça, moi. Pis je me souviens d'avoir entendu que Denis Vincent est alentour de ce deal-là, pis que j'avais dit au conseiller financier : tabarnak, y a pas de commission, lui », mentionne M. Audette. « Tu vois toute l'ostie de ''schème'' à Johnny », ajoute-t-il.

M. Audette indique à M. Arsenault qu'il va parler à Normand Bélanger, qui avait mené ce dossier à l'époque, selon lui. M. Bélanger est l'actuel PDG du Fonds immobilier FTQ.

Une conversation entre les deux hommes du 2 avril va permettre à M. Audette de préciser ce qu'il pense de M. Lavallée. « Johnny, quand un dossier arrivait au Fonds, il contactait l'entrepreneur pour qu'il fasse affaire avec Denis Vincent », dit- il à M. Arsenault.

L'enquêteur Comeau dit avoir effectivement constaté, dans des écoutes, que M.Lavallée désignait M. Vincent comme une sorte de « courtier fantôme » auprès d'entrepreneurs.

Confidences entre Accurso et Arsenault

Les écoutes vont incidemment démontrer les liens étroits entre M. Arsenault et Tony Accurso. Le président de la FTQ va ainsi s'entretenir avec ce dernier afin d'en savoir davantage sur M. Vincent. « Moi, je veux pas faire affaire avec », dit l'entrepreneur. « C'est jamais clair ses affaires. [...] J'ai pas le temps pour des petits deals; moi, je veux des gros deals. »

M. Accurso lui révèle en outre que Henri Massé, le prédécesseur de Michel Arsenault, lui a déjà demandé d'enquêter sur Denis Vincent, et qu'il avait alors embauché un détective à ce sujet. L'enquête, dit-il, n'a rien donné de concluant.

Michel Arsenault lui demande alors de but en blanc si Denis Vincent est lié au crime organisé. « C'est un gars qui peut flirter un petit peu le crime organisé, mais de là à dire qu'il est impliqué, non, non, non. Ça, ça me surprendrait ben gros », lui répond l'entrepreneur.

L'enquêteur Comeau a souligné qu'il était « inquiétant » que M. Arsenault fasse enquête sur Denis Vincent auprès de Tony Accurso. Il a relevé les liens de « copinage » entre les deux hommes.

M. Arsenault va notamment lui parler de l'intérêt des journalistes pour le Fonds et la SOLIM, avant de lui confier: « Keep it for you : il y a une taupe au Fonds de solidarité ». Les deux hommes s'entendent sur l'importance de ne pas parler aux journalistes, M. Accurso convaincu alors qu'il filtre tous leurs appels.

Exit Jean Lavallée

La détermination du président de la FTQ à couper tous les liens entre Denis Vincent et la SOLIM ira croissant. Lors d'une conversation tenue le 25 mars, MM. Bolduc et Arsenault sont déterminés à le sortir de tous les dossiers dans lesquels il est impliqué. Ils se félicitent aussi du départ prochain de Jean Lavallée de la SOLIM.

« Le plus vite que Johnny part de SOLIM, le mieux c'est », dit M. Bolduc à M. Arsenault. L'écoute nous apprend aussi qu'Yvon Bolduc entend parler avec Denis Vincent, ce qui indique qu'il ne connaît quelque peu.

La même journée, Michel Arsenault et Tony Accurso se sont parlé à nouveau. Le président de la FTQ semble alors résolu à régler le problème de Denis Vincent. « Y va prendre une hostie de sortie mèque j'aille fini avec lui », dit-il à l'entrepreneur. Ce dernier semble approuver, en notant que Vincent n'est qu'une « sangsue ». « Y veut des commissions », ajoute-t-il.

Michel Arsenault lui confie ensuite que « la majorité syndicale sur le conseil d'administration » de la Solim veut le voir le lendemain. « Y vont vouloir la peau à Johnny », anticipe-t-il. « Je sais pas comment ce que je vas gérer ça. Mais Johnny, son chien est mort », annonce-t-il à Tony Accurso. « Le monde le déteste ostie, chu pu capable de rien faire. [...] Y va être en tabarnak ».

Le président de la FTQ s'inquiète de la possibilité que Jean Lavallée aille « placoter » avec les journalistes, mais l'entrepreneur le rassure. « Y va juste prendre sa retraite pis c'est tout. [...] C'est pas le genre de gars pour démolir qu'est-ce que lui-même a construit ».

La procureure Lebel a noté qu'il était curieux que le président de la FTQ prévienne un entrepreneur de la sortie imminente de Jean Lavallée, alors que cette affaire ne le concerne aucunement.

L'éviction de M. Lavallée va se confirmer, comme en témoigne une conversation du 7 avril 2009 entre M. Vincent et Guy Gionet. Ce dernier lui indique que la FTQ a décidé d'éjecter Jean Lavallée de son siège au C.A. de la SOLIM. Denis Vincent, qui paraît se résigner, espère seulement avoir le temps de boucler des dossiers avec la SOLIM, notamment le projet de Place Telus. Il l'avertit d'ailleurs qu'il va rencontrer M. Lavallée sous peu, mais souhaite le voir auparavant.

Gionet talonné par TIPI

Une conversation du 14 avril 2009 entre Guy Gionet et Mario Tremblay, vice-président aux Affaires publiques du Fonds, indique que les hommes sont inquiets de l'article à venir de Denis Lessard de La Presse qui s'intéresse au projet TIPI du promoteur Laurent Gaudreau. M. Tremblay cherche alors à en savoir plus auprès de M. Gionet sur la façon dont M. Gaudreau a approché la SOLIM, et notamment si M. Vincent avait alors joué un rôle, ce que semble réfuter M. Gionet.

Puis, dans une autre conversation, M. Tremblay lui demande si, comme lui a affirmé Denis Lessard, il aurait lui-même demandé à Laurent Gaudreau, dans une lettre du 26 août 2008, qu'il fasse de Denis Vincent son partenaire. M. Gionet soutient que c'est faux, mais n'écarte pas entièrement qu'il puisse y avoir une lettre qui pourrait être mal comprise, lue hors contexte. Ni M. Gionet ni la police par la suite ne retrouveront cette fameuse lettre.

L'article de M. Lessard sera publié le lendemain, 15 avril. Le journaliste cite M. Gaudreau qui affirme que c'est Denis Vincent qui lui a présenté Jean Lavallée. Y sont aussi évoqués les liens présumés entre M. Vincent et des motards criminels.

Guy Gionet va alors s'empresser d'appeler Denis Vincent afin qu'ils s'entendent sur leur version des faits sur la façon de M. Gaudreau l'a rencontré, lui, ainsi que Jean Lavallée.

Dans une conversation du 21 avril 2009 entre Denis Vincent et Guy Gionet, ce dernier, s'inquiètent des changements que le Fonds entend apporter à la SOLIM, notamment sur son conseil d'administration. Celui qui ne sera plus PDG de la SOLIM dans quelques jours soutient avoir toujours bien géré ses dossiers.

« Les Risque réputationnels, c'est des notions que je ne connais pas et que je ne veux pas connaître », fait valoir M. Gionet, qui souligne qu'ils « ont tellement peur ».

Lorsque la réputation en prend pour son rhume...

Une conversation du 28 avril 2009 entre MM. Arsenault et Bolduc montre que la panique monte à la FTQ alors que les révélations se multiplient dans les médias, notamment les investissements que le Fonds a faits des projets de Ronald Beaulieu, un sympathisant des Hells Angels.

M. Arsenault paraît incidemment soulagé lorsque M. Bolduc lui confirme que son association avec les Hells n'est pas mentionnée dans les minutes du procès-verbal sur le dossier Pascal, ce qui aurait augmenté la possibilité, dirait-on, que cette information soit coulée aux médias.

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  • Michel Arsenault

    L'ex-président de la FTQ a défendu son intégrité, assurant que les choix qui avaient été faits étaient les bons pour l'économie québécoise. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/28/commission-charbonneau-deuxieme-jour-de-comparution-pour-michel-arsenault_n_4680036.html" target="_blank">Il a nié les allégations de Ken Pereira</a>, notamment celle voulant qu'un Italien lui ait proposé 300 000$ pour le dossier Carboneutre. Il a aussi nié avoir donné un traitement particulier aux dossiers de Jocelyn Dupuis. Il a cependant été questionné longuement <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/27/commission-charbonneau-michel-arsenault-frequente-toujours-tony-accurso_n_4673593.html" target="_blank">sur son amitié avec Tony Accurso</a>, entre autres sur un <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/30/commission-charbonneau-michel-arsenault_n_4694791.html" target="_blank">cadeau luxueux</a> que ce dernier a remis à sa femme.

  • Jean Lavallée

    L'ex-président de la FTQ-Construction Jean Lavallée <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/21/jean-lavallee-commission-charbonneau_n_4636972.html" target="_blank">nie avoir fait des démarches auprès du PQ</a>, au printemps 2009, afin de le convaincre de ne pas appuyer la tenue d'une commission d'enquête sur l'industrie de la construction. L'écoute électronique d'une conversation entre lui et l'ex-président de la FTQ Michel Arsenault laisse toutefois croire à l'existence d'un «deal» entre la FTQ et Claude Blanchet, ex-PDG du Fonds et époux de Pauline Marois. Ml Lavallée admet que Tony Accurso <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/22/commission-charbonneau-jean-lavallee-temoignage_n_4644154.html" target="_blank">l'a invité en vacances à ses frais à plusieurs reprises</a>. Il nie par ailleurs que son ami Denis Vincent soit lié aux Hells Angels. Source: Radio-Canada

  • Guy Gionet

    L'ex-PDG de la SOLIM Guy Gionet <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/14/commission-charbonneau-guy-gionet-solim_n_4595095.html" target="_blank">soutient s'être inquiété du risque</a> que posait à la réputation du Fonds la présence de certaines personnes dans des dossiers de la SOLIM. Mais Jean Lavallée lui a bien fait comprendre que son rôle de PDG se limitait à obtenir du rendement. Lavallée était en quelque sorte un «dieu» à la FTQ et au Fonds, dira Gionet. Il indique aussi que personne à la SOLIM n'a jamais eu de malaise <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/01/15/commission-charbonneau-guy-gionet-jean-lavallee_n_4601879.html" target="_blank">à faire affaire avec Ronnie Beaulieu</a>, un homme dont le passé criminel était pourtant bien connu. Source: Radio-Canada

  • Jocelyn Dupuis

    Jocelyn Dupuis est l'ancien directeur général du syndicat de la la FTQ-Construction. Il est en attente d'un procès pour avoir réclamé des remboursements sur la base de fausses factures et de factures gonflées. Source: Radio-Canada.ca

  • Nicodemo Milano

    L'enquêteur Nicodemo Milano analyse l'écoute électronique effectuée par la SQ dans le cadre de l'opération Diligence. Les policiers ont enregistré différents acteurs impliqués dans Carboneutre, une entreprise infiltrée par la mafia qui a tenté, en vain, d'obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Paul Sauvé

    Paul Sauvé, le patron de LM Sauvé a indiqué dans son <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/23/collusion-na-pas-epargne-maconnerie-sauve_n_4152126.html" target="_blank">témoignage</a> que la maçonnerie n'a été épargnée ni par la collusion ni par l'intimidation, comme les autres domaines de la construction ciblés par la commission.

  • Benoît Ringuette

    Il est le <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/17/commission-charbonneau-quand-la-mafia-cogne-aux-portes-du-fonds-de-solidarite-ftq_n_4114840.html" target="_blank">co-fondateur de Carboneutre</a> et a finalement perdu le contrôle de sa compagnie sans pour autant réussir à la vendre, se retrouvant ainsi entouré de collaborateurs dont il ignorait l'essentiel des agissements, dont notamment la présence dans l'entreprise du mafieux Raynald Desjardins, ou encore de celle de son ami Jocelyn Dupuis. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Gaétan Morin

    Gaétan Morin, le premier vice-président au développement corporatif et investissement du Fonds, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/10/16/abc-fonds-de-solidarite-commission-charbonneau_n_4107586.html" target="_blank">a expliqué à la commission</a> les étapes que doit maintenant traverser le dossier d'une entreprise qui souhaite obtenir du financement du Fonds de solidarité FTQ.

  • Ken Pereira

    L'ex-syndicaliste Ken Pereira a affirmé que l'ex-directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis entretenait des liens avec les Hells Angels et la mafia. Il a dû interrompre son témoignage à la suite d'une chute accidentelle au début du mois d'octobre.

  • Jocelyn Anctil

    Jocelyn Anctil, un homme d'affaire prospère et ambitieux de l'Estrie, a raconté à la commission Charbonneau comment ses entreprises ont été victimes d'une série d'incendies criminels entre 2009 et la fin 2010. Source: Radio-Canada.ca

  • Claude Asselin

    Claude Asselin admet que l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt lui a demandé à de multiples reprises de s'arranger pour que des contrats lancés en appels d'offres aboutissent entre les mains des entrepreneurs qu'il avait choisis. Il soutient n'avoir sinon jamais été témoin de cas de collusion entre firmes de génie et se défend d'avoir fait de l'aveuglement volontaire.

  • Jean Gauthier

    Le notaire à la retraite Jean Gauthier admet, après s'être défilé malhabilement, que l'argent qu'il récoltait auprès des firmes de génie pour le PRO des Lavallois était lié à des contrats obtenus par elles à la Ville de Laval. « C'est ça, c'est pour des contrats qu'ils ont reçus », a-t-il laissé tomber, coincé sous le feu croisé du procureur Denis Gallant et de la commissaire France Charbonneau

  • Bahjat Ashkar

    L'ingénieur Bahjat Ashkar a expliqué à la commission comment il a pu prendre pied dans le marché de Laval au tournant des années 2000 en finançant le PRO des Lavallois, par l'intermédiaire du notaire Jean Gauthier, puis a expliqué son implication dans le système de collusion dans le génie mis en place en 2002.

  • Vincent Auclair

    L'ex-député libéral Vincent Auclair admet avoir reçu des mains de l'ex-maire de Laval Gilles Vaillancourt une enveloppe d'argent lors d'une rencontre en tête à tête à l'hôtel de ville de Laval arrangée par son équipe de campagne. L'argent lui a été remis en marge de la partielle dans la circonscription de Vimont en 2002, lors de la troisième semaine de campagne.

  • Mike Mergl

    Mike Mergl reconnaît avoir fait de la collusion à Laval dès le début des années 2000 avec son entreprise Mergad. Il ne peut cependant dire pourquoi tel ou tel contrat lui était attribué par le système, mais estime que le gestionnaire de la collusion, le directeur de l'ingénierie Claude Deguise, lui donnait « les projets que personne ne voulait ».

  • Basile Angelopoulos

    Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, admet avoir servi de prête-nom pour des contributions politiques faites au parti du maire Gilles Vaillancourt, à la demande de Me Jean Bertrand.

  • Jean Bertrand

    Presque tous les conseillers municipaux élus sous la bannière du PRO des Lavallois depuis 1997, dont l'actuel maire Alexandre Duplessis et l'ensemble du comité exécutif, se sont fait rembourser des centaines de milliers de dollars en contributions politiques grâce à de l'argent comptant fourni par des firmes d'ingénieurs au notaire Jean Gauthier, affirme Me Jean Bertrand. (Source: Radio-Canada)

  • Ronnie Mergl

    Ronnie Mergl, vice-président de Nepcon, a révélé jeudi que l'entreprise a elle aussi versé une rémunération à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal. Devant la Commission Charbonneau, M. Mergl a confirmé que Nepcon a versé quelque 90 000 $ en honoraires à la compagnie de M. Trépanier en 2010 et 2011. Le rôle de M. Trépanier consistait à identifier des projets qui pourraient intéresser Nepcon, comme des abribus. (Source: Radio-Canada)

  • Gilles Théberge

    Gilles Théberge a expliqué à la commission Charbonneau que Sintra, entreprise pour laquelle il travaillait de 1996 à 2000, a fait de la collusion dans l'asphalte sur des contrats du ministère des Transports du Québec (MTQ). La collusion se faisait entre producteurs d'asphalte tant sur la Rive-Sud que sur la Rive-Nord de Montréal. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Allard

    Un entrepreneur de Mascouche, Pierre Allard, a raconté à la commission avoir tenu tête au système de collusion à Laval entre entrepreneurs. Le propriétaire d'Excavations S. Allard a affirmé avoir refusé, en 2006, de se tasser sur un contrat public de raccordement des égouts et aqueducs de 42 triplex aux services municipaux sur un chantier où il avait fait l'excavation. (Source: Radio-Canada)

  • Roger Desbois

    Roger Desbois confirme que la collusion a régné dans les appels d'offres à Laval entre firmes de génie-conseil, au vu et au su du maire Vaillancourt. Le système, implanté début 2000 dans la foulée de la loi 106, était géré par le directeur de l'ingénierie de la Ville de Laval, Claude Deguise. Les firmes devaient verser en échange une cote de 2 % au parti de Gilles Vaillancourt. (Source: Radio-Canada)

  • Jean Roberge

    Le directeur général adjoint de la Ville de Laval, Jean Roberge, a confirmé avoir pris part au système de collusion à la Ville de Laval. « J'y ai moi-même participé », a-t-il confié à la commission Charbonneau. Jean Roberge a pris part à ce système alors qu'il était à la tête de la firme d'ingénieurs Équation Groupe Conseil, de 2002 à 2007. (Source: Radio-Canada)

  • Gaétan Turbide

    Le directeur général de la Ville de Laval, Gaétan Turbide, devait ouvrir le chapitre sur la ville de Laval, mais la commission Charbonneau a mis de côté son témoignage à la dernière minute. Vers 10:30 le matin même où devait débuter son témoignage, la procureure en chef Sonia Lebel a expliqué que la commission avait obtenu de nouvelles informations à son sujet. « À 9 h 15 ce matin, les procureurs de la commission ont appris des informations qui leur font sérieusement mettre en doute la crédibilité du prochain témoin, Gaétan Turbide ». C'est donc l'adjoint de Gaétan Turbide, Jean Roberge, qui est venu témoigner sur les malversations alléguées à la Ville de Laval. (Source: Radio-Canada)

  • Gérald Tremblay

    L'ex-maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé avoir congédié le collecteur de fonds Bernard Trépanier après avoir appris qu'il aurait exigé un pot-de-vin de 1 million$ à un promoteur. Le collecteur de fonds aurait demandé cette somme au promoteur SmartCentres pour un projet immobilier dans l'arrondissement Villeray-St-Michel-Parc-Extension. Par ailleurs, Gérald Tremblay a soutenu que son parti, Union Montréal, n'a jamais bénéficié de la fameuse cote de 3% que Bernard Trépanier aurait récolté auprès des firmes de génie collusionnaires. (Source: Radio-Canada)

  • Frank Zampino

    La commission a prouvé que Frank Zampino et Tony Accurso ont fait un voyage ensemble à Las Vegas en septembre 2006, en dévoilant quelques photos faites lors de ce voyage. La commission a du même coup dévoilé quelques photos d'un autre voyage que M. Zampino a effectué avec M. Accurso à Las Vegas, en février, cette fois en compagnie de l'ex-directeur général de la Ville, Robert Abdallah. L'ancien bras droit du maire Gérald Tremblay a admis qu'il a séjourné sur le bateau de l'entrepreneur en construction Tony Accurso avec sa famille dès 2005, sans payer quoi que ce soit. Ce voyage n'avait jamais été révélé, contrairement à ceux qu'il a effectués en février 2007 et 2008, soit avant et après le lancement de l'appel d'offres dans le dossier des contrats d'eau. <em>Le Huffington Post Québec avec Radio-Canada</em>

  • Bernard Trépanier

    Bernard Trépanier a reçu des honoraires de 900 000 $ de Dessau entre 2002 et 2010, dont quelque 150 000 $ alors qu'il occupait le poste de directeur du financement d'Union Montréal. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Rosaire Sauriol

    Moins d'une semaine après son témoignage à la commission Charbonneau, le vice-président de la firme Dessau, Rosaire Sauriol, a annoncé qu'il démissionnait du poste qu'il occupait au sein de l'entreprise depuis 1986. (Source: Radio-Canada)

  • Pierre Lavallée

    L'ancien président de BPR Inc., Pierre Lavallée, a confirmé qu'il a accepté de payer la ristourne de 3 % demandée par le directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier pour avoir accès aux contrats de la Ville de Montréal. « C'est stupide, on n'aurait jamais dû faire ça, mais on l'a fait ». Pierre Lavallée a démissionné de son poste de président de la firme BPR, qu'il occupait depuis 2008, le 26 mars 2013.

  • Yves Cadotte

    Le Parti libéral du Québec et le Parti québécois sollicitaient directement SNC-Lavalin pour obtenir des contributions politiques, a affirmé le vice-président principal de la firme de génie-conseil, Yves Cadotte. La firme récoltait ensuite les chèques des cadres supérieurs qui voulaient contribuer et les remboursait par des bonis versés spécifiquement à cette fin. (Source: Radio-Canada)

  • Claude Meunier

    Un autre ingénieur, Charles Meunier, qui travaillait cette fois pour la firme BPR, a confirmé qu'il a servi d'intermédiaire pour remettre des milliers de dollars comptant à Bernard Trépanier, l'ancien responsable du financement d'Union Montréal.

  • François Perreault

    Genivar a eu recours à de la fausse facturation pour pouvoir faire du financement politique municipal, a admis un ex-vice-président. François Perreault, qui a été vice-président de Genivar, a assuré que si la firme donnait aux partis politiques, c'est parce qu'elle était sollicitée pour le faire."Si on n'avait pas joué le jeu, je ne crois pas qu'on aurait survécu dans ce monde-là. C'est presque une obligation" au municipal, a-t-il lancé. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Christian Ouellet

    Le mode de financement du parti Union Montréal, de 2004 à 2008, venait en partie de celui du Parti libéral du Québec, a expliqué à la Commission Charbonneau Christian Ouellet, ancien directeur général du parti Union Montréal, qui a aussi travaillé au PLQ. Par ailleurs, M. Ouellet, a reçu quelque 60 000 $ par année de la firme de génie-conseil Roche. Il disait n'y voir aucun conflit d'intérêts, n'a jamais avisé de cela le comité exécutif de la Ville ou le maire et a maintenu qu'il ne faisait que cumuler deux mandats à titre de consultant. (Source: Radio-Canada.ca)

  • Claude Léger

    L'ex-directeur général de la Ville de Montréal a admis à la commission Charbonneau que Frank Zampino lui a fait des demandes inappropriées, mais qu'il n'en a jamais parlé à Gérald Tremblay, par crainte... « Est-ce que vous vous seriez qualifié de naïf, que c'est peut-être l'image que vous projetiez? » lui a alors demandé la commissaire France Charbonneau. « Je pense que oui », a répondu Claude Léger. (Source: Radio-Canada)

  • Robert Marcil

    Lors de son témoignage, l'ex-directeur de la réalisation des travaux publics à la Ville de Montréal, Robert Marcil, a assuré qu'il n'était pas au courant que des entrepreneurs en construction faisaient de la collusion pour se répartir des contrats publics.

  • Joseph Farinacci

    L'ex-directeur de la Direction des stratégies et transactions immobilières de la Ville de Montréal, Joseph Farinacci, a affirmé que la vente du site Marc-Aurèle Fortin au promoteur immobilier Petra-St-Luc s'est produite de façon « irrégulière », après que l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino, eut intervenu dans ce dossier.

  • Nicolo Milioto

    « C'est quoi la mafia M. Milioto? », lui a demandé la procureure en chef Sonia Lebel.« Je ne sais pas », a répondu l'homme qui fréquentait pourtant Nicolo Rizzuto père au café Consenza. Nicolo Milioto dit ne rien savoir des activités criminelles alléguées de Rizzuto. Il dit avoir croisé certains lieutenants du clan Rizzuto au café Consenza, sans savoir ce qu'ils faisaient dans la vie. (Source: Radio-Canada)

  • Giuseppe Borsellino

    Giuseppe Borsellino a fait des aveux sur son financement d'Union Montréal. Le témoin a entre autres admis qu'il avait fait un voyage de pêche à Plattsburgh le 5 juin 2008 avec Yves Lortie de Genivar et Robert Marcil, à l'époque grand patron des travaux publics à la Ville de Montréal.

  • Michel Lalonde

    Le président de la firme Génius Conseil, Michel Lalonde, affirme que sa firme ainsi que plusieurs autres remettaient des montants en argent à des partis municipaux ou provinciaux pour obtenir des contrats. Union Montréal, Vision Montréal, différentes élus de la rive nord de même que le PLQ, le PQ et l'ADQ auraient notamment bénéficié de ces montants.

  • Le maire de Laval Gilles Vaillancourt démissionne

    Dans la foulée, après avoir été visé par des allégations devant la Commission Charbonneau et ciblé par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/09/maire-laval-gilles-vaillancourt-demission_n_2099363.html">Gilles Vaillancourt a démissionné</a>. Par ailleurs, le maire de Mascouche, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/le-maire-de-mascouche-demission-marcotte_n_2217433.html">Richard Marcotte, a aussi quitté ses fonctions</a>. (Crédit photo: PC)

  • Le maire de Montréal Gérald Tremblay démissionne

    « On a trahi ma confiance, j'en assume l'entière responsabilité. » — <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/05/gerald-tremblay-retour_n_2075539.html">Gérald Tremblay</a>. (Crédit photo: PC)

  • Martin Dumont

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/30/martin-dumont-union-montreal-commission-charbonneau_n_2042857.html">Le témoignage de Martin Dumont</a>, ancien organisateur du parti de Gérald Tremblay, est un coup dur pour le maire de Montréal. Il affirme que ce dernier connaissait l'existence d'une double comptabilité dans son parti. (Crédit photo: PC)

  • Luc Leclerc

    Luc Leclerc, ancien surveillant de chantier à la Ville de Montréal,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/01/luc-leclerc-commission-charbonneau-jeudi_n_2055838.html"> a reconnu avoir reçu au moins 500 000 $ en pots-de-vin</a> de la part d'entrepreneurs en construction. (Crédit photo: PC)

  • Gilles Surprenant

    Gilles Surprenant a corroboré le témoignage de monsieur Zambito. Il a entre autres affirmé avoir reçu <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/24/commission-charbonneau-surprenant-_n_2008604.html">quelque 700 000 $ en pots-de-vin</a> de la part des dix entrepreneurs membres du cartel des égouts actif à Montréal entre 2000 et 2008.

  • Lino Zambito

    Lino Zambito a mis à nu le stratagème de corruption et de collusion. Pendant sept jours, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/01/commission-charbonneau-lino-zambito-suite-temoignage_n_1928373.html">il explique que la mafia recevait 2,5 % des contrats</a>, le parti du maire Tremblay, 3 %. Il implique notamment le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, et des organisateurs libéraux comme Pierre Bibeau. (Crédit photo: PC)

  • Joe Pistone

    La commission d'enquête sur l'industrie de la construction a entendu l'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/24/commission-charbonneau-joe-pistone-donnie-brasco_n_1908716.html">ex-agent vedette du FBI Joseph Pistone</a>. L'homme de 73 ans a témoigné derrière un paravent, au sujet des des liens que les clans mafieux montréalais ont entretenus avec la famille Bonanno de New York. (Crédit photo: PC)

  • Jacques Duchesneau

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/06/18/commission-charbonneau-duchesneau-lundi_n_1605415.html">La commission a entrepris ses audiences</a> avec un témoin incontournable pour mettre la table, Jacques Duchesneau. (Crédit photo: PC)


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