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Un comité de l'ONU approuve une résolution protégeant la vie privée sur le Web

26/11/2013 06:07 EST | Actualisé 26/01/2014 05:12 EST

NEW YORK, États-Unis - Le Conseil des droits de l'homme de l'Assemblée générale des Nations unies a adopté à l'unanimité, mardi, une résolution présentée par le Brésil et l'Allemagne visant à protéger le droit à la vie privée contre la surveillance illégale.

La résolution symbolique fait suite à une série de révélations selon lesquelles les États-Unis auraient espionné des leaders étrangers, dont la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, et la chancelière allemande, Angela Merkel.

L'ambassadeur du Brésil, Antonio de Aguiar Patriota, a déclaré que la résolution établissait pour la première fois que les droits humains doivent toujours prévaloir, que ce soit en ligne ou hors ligne.

La résolution s'inquiète de l'impact négatif que ce type de surveillance pourrait avoir sur les droits humains, surtout lorsqu'elle est effectuée à une aussi grande échelle.

De son côté, l'ambassadeur de l'Allemagne, Peter Wittig, s'est demandé si le droit à la vie privée était protégé à l'heure du numérique et s'il fallait autoriser tout ce qui était réalisable sur le plan technologique.

L'adoption unanime de la résolution signifie qu'elle recevra aussi l'aval des 193 membres de l'Assemblée générale en décembre. Les résolutions de l'Assemblée générale ne sont pas contraignantes d'un point de vue légal, mais reflètent l'opinion de la communauté internationale et exercent une certaine influence politique.

Les États-Unis ne se sont pas opposés à cette mesure après avoir lancé une campagne de lobbying en compagnie de la Grande-Bretagne, du Canada, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, les membres des «Cinq yeux», une coalition de partage de renseignements, afin de modérer certains aspects de la résolution.

Ils ont notamment réussi à faire abandonner le point en vertu duquel l'interception et la cueillette de données au national et à l'international, particulièrement dans le cadre d'une surveillance à grande échelle, constituerait une violation aux droits humains.

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