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Risques de génocide en République centrafricaine: la France enverra 1000 soldats

26/11/2013 04:47 EST | Actualisé 26/01/2014 05:12 EST

DAKAR, Sénégal - La France a promis, mardi, d'envoyer 1000 soldats en République centrafricaine en raison des risques qu'un génocide ne se produise dans l'ancienne colonie française.

Le nombre de vies sauvées par les troupes de l'Hexagone dépendra toutefois de leur capacité à quitter la capitale, Bangui, pour s'aventurer dans les provinces, où des rebelles majoritairement musulmans et des milices chrétiennes s'affrontent sans relâche.

La décision de la France survient moins d'une semaine après que son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, eut prévenu que la République centrafricaine était «au bord du génocide».

C'est la deuxième fois cette année que le gouvernement français déploie des soldats dans une ancienne colonie.

En janvier, des milliers de militaires français avaient lancé une offensive pour libérer les principales villes du nord du Mali du joug de combattants islamistes affiliés à Al-Qaïda.

À la suite de cette réussite, l'armée française a décidé de renforcer sa présence en République centrafricaine, un pays situé au coeur du continent et en proie à l'anarchie.

La crise actuelle a commencé à la fin de 2012, lorsque plusieurs groupes d'insurgés ont formé une coalition baptisée Seleka. En mars, les rebelles ont renversé le président qui dirigeait le pays depuis une décennie et l'ont remplacé par leur chef.

Mais Michel Djotodia exerce maintenant peu de contrôle sur les combattants en province, qui sont accusés de commettre des meurtres, des vols et des viols, et de recruter des enfants comme soldats.

La France a déjà 420 militaires sur place. La plupart sont basés à Bangui et assurent la sécurité de l'aéroport de la capitale. Une mission de maintien de la paix patrouille aussi la ville et un nombre limité de localités situées dans le nord.

Un plan permettant de transformer cette initiative régionale en offensive dirigée par l'Union africaine est entré en vigueur au mois d'août, mais les 3000 soldats qui devaient être dépêchés en République centrafricaine ne sont pas tous arrivés.

Le déploiement français est vu comme une solution temporaire en attendant que les troupes de l'Union africaine soient pleinement opérationnelles et prennent la direction de la mission.

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