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Mort de la détenue Ashley Smith: une deuxième avocate parle d'un homicide

26/11/2013 01:52 EST | Actualisé 26/01/2014 05:12 EST

TORONTO - Une avocate représentant un groupe de défense des droits des détenues canadiennes s'est rangée du côté de la famille de la jeune Ashley Smith en demandant elle aussi, mardi, à ce que sa mort soit considérée comme un homicide.

Breese Davies a plaidé devant les jurés de l'enquête du coroner que la jeune femme n'avait aucunement l'intention de se suicider le jour de sa mort il y a six ans.

La Néo-Brunswickoise de 19 ans est morte en s'étranglant sous le regard de ses gardiens alors qu'elle se trouvait dans une cellule d'isolement de l'Établissement pour femmes Grand Valley, près de Kitchener, en Ontario.

Me Davies a affirmé que ce qui avait changé, ce jour-là, c'est que les agents correctionnels ne sont pas entrés dans sa cellule à temps pour lui sauver la vie.

La raison du délai d'intervention, a-t-elle poursuivi, réside dans «l'extrême hésitation» du personnel de première ligne, qui avait reçu l'ordre de rester à l'extérieur de la cellule tant et aussi longtemps qu'Ashley Smith respirait encore.

Une telle attitude correspond à un homicide, a plaidé Me Davies, un terme neutre indiquant seulement qu'une personne a causé la mort d'un individu.

Me Davies, qui représente l'Association canadienne des sociétés Elizabeth Fry, livrait mardi son plaidoyer final dans l'enquête sur la mort d'Ashley Smith, présidée par John Carlisle.

Lundi, l'avocat représentant la famille de la jeune fille avait livré un plaidoyer semblable, exhortant les cinq jurés, qui ont entendu 83 témoins depuis le 14 janvier, de conclure à la thèse d'un homicide.

Les agents correctionnels affirment quant à eux que la mort de l'adolescente est le résultat d'un suicide ou d'un accident.

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