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Libéraux et caquistes se traitent de «rigolos» concernant la Loi sur les mines

26/11/2013 04:24 EST | Actualisé 26/01/2014 05:12 EST

QUÉBEC - Les caquistes et les libéraux se sont mutuellement traités de «rigolos», mardi, concernant leurs positions respectives sur la réforme de la loi sur les mines.

Le député libéral Jean D'Amour s'est moqué d'une proposition avancée vendredi dernier par la Coalition avenir Québec pour permettre le dépôt d'un nouveau projet de loi.

«Je pense que le seul but de l'exercice, c'était de faire parler de la CAQ aux nouvelles, parce qu'il n'y a pas vraiment de contenu là-dedans», a-t-il dit lors d'un point de presse.

Selon M. D'Amour, la CAQ a posé un geste qui manque de sérieux en se montrant pressée d'adopter le projet de loi 43, le printemps dernier, pour ensuite le bloquer, le mois dernier, conjointement avec les libéraux.

«La CAQ, là, c'est un peu rigolo, si vous me permettez, a-t-il dit. (...) Il y a eu des consultations particulières en août, puis la CAQ a voté contre. OK? Je conclus que ça a été un changement, un virage à 180 degrés.»

Le député caquiste François Bonnardel est à son tour apparu devant la presse parlementaire pour lui aussi dénoncer le manque de sérieux de son adversaire face à la position présentée par la CAQ comme le produit d'un consensus.

«Ce que j'entends de M. D'Amour, depuis quelques minutes, est complètement rigolo, surtout que l'Association d'exploration minière dit qu'il s'agit d'une proposition consensuelle qui a toutes les chances d'aboutir», a-t-il dit.

M. Bonnardel a soutenu que sa formation n'a jamais été favorable à procéder de manière accélérée pour adopter le projet de loi 43.

La troisième tentative pour réformer la Loi sur les mines, pilotée par la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a échoué fin octobre au terme d'une période de consultations en commission parlementaire. Les partis de l'opposition ont empêché le projet de loi 43 de parvenir à l'étape finale de l'étude article par article, où des propositions d'amendements peuvent être débattues.

La semaine dernière, Mme Ouellet a répété son intention de déposer un nouveau projet de loi sur les mines d'ici la fin de la session.

M. D'Amour a affirmé que le projet de loi de Mme Ouellet devra tenir compte de quatre conditions pour que les libéraux l'appuient, notamment qu'elle renonce à son droit de veto qui permettrait au ministre des Ressources naturelles de décider si une zone est compatible ou non au développement minier.

Le député libéral n'a cependant pas voulu préciser à combien d'amendements il s'attend dans la nouvelle mouture que la ministre soumettrait.

«Comme porte-parole de l'opposition, je pense que c'est légitime de me méfier, a-t-il dit. Les expériences avec Martine Ouellet ne sont pas très concluantes. Alors, moi, je veux qu'elle dépose ses amendements, qu'on puisse en discuter.»

Alors que Mme Ouellet affirmait vendredi qu'elle tient à déposer un nouveau projet d'une ampleur comparable au projet de loi 43, qui comptait 310 articles, M. Bonnardel a répété qu'il privilégie une version abrégée.

«Ça va être extrêmement difficile de trouver un consensus, si on retourne, encore une fois, avec un projet de loi aussi contraignant et difficile», a-t-il dit.

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