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Le contrôle aux frontières doit être resserré, affirme le vérificateur général

26/11/2013 05:16 EST | Actualisé 26/01/2014 05:12 EST

OTTAWA - Les contrôles à la frontière doivent être resserrés puisque certains individus dangereux réussissent encore à s'infiltrer au pays en dépit d'une surveillance accrue depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, estime le vérificateur général du Canada.

Dans son rapport déposé mardi, Michael Ferguson souligne que l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ne dispose pas toujours des informations dont elle aurait besoin pour identifier les menaces potentielles.

L'agence devrait recevoir de l'information de première ligne sur l'arrivée par avion des voyageurs, mais selon un échantillon d'audit, ces données sont parfois incomplètes, voire carrément inexistantes.

Pis encore: la Gendarmerie royale du Canada, chargée de surveiller l'entrée illégale à la frontière d'individus se présentant à des postes de contrôle réguliers, n'est pas en mesure de fournir un pourcentage précis de ceux qui sont rattrapés par les autorités.

M. Ferguson reconnaît que des améliorations ont été apportées à un programme de l'ASFC pour cibler les voyageurs aériens représentant un danger pour la sécurité nationale, mais certains réussissent toujours à passer les contrôles de sécurité.

L'ASFC devrait aussi améliorer sa surveillance des individus à haut risque qui tentent d'immigrer au pays, ajoute le vérificateur général.

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney, dit avoir demandé à l'ASFC et à la GRC de prendre les mesures nécessaires pour remédier aux lacunes soulignées par M. Ferguson, et d'adopter ses recommandations.

Le vérificateur général reconnaît également que la tâche est colossale: en 2011-2012, l'ASFC a traité le dossier de 99 millions de voyageurs à ses postes de contrôle, dont le tiers d'entre eux était des étrangers. Elle a refusé l'accès à 54 000 individus à la frontière et en a intercepté 4000 autres outre-mer.

M. Ferguson affirme que les douaniers doivent avoir une meilleure idée du nombre de personnes arrivant au Canada par avion et dont les papiers ne sont pas en règle. Ils devraient aussi trouver une meilleure méthode pour vérifier l'efficacité de leurs contrôles.

Selon le vérificateur, les personnes tentant d'entrer illégalement au pays peuvent être impliquées dans des activités terroristes ou liées au crime organisé, et constituent une menace pour les contribuables canadiens.

Le ministère de l'Immigration estime qu'il en coûte 26 000 $ au trésor public pour chaque requête de réfugié rejetée, dont certaines ont été déposées par des individus entrés illégalement au Canada.

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