DIVERTISSEMENT
25/11/2013 07:19 EST | Actualisé 25/01/2014 05:12 EST

Des retrouvailles triomphales pour Céline Dion avec son public parisien

Bertrand Rindoff Petroff via Getty Images
PARIS, FRANCE - NOVEMBER 25: Singer Celine Dion performs at Palais Omnisports de Bercy on November 25, 2013 in Paris, France. (Photo by Bertrand Rindoff Petroff/Getty Images)

PARIS - Céline Dion a vécu lundi soir des retrouvailles triomphales avec son public parisien, venu célébrer son grand retour au Palais omnisports de Paris-Bercy, plein à craquer pour l'occasion.

La chanteuse québécoise a pris ses quartiers dans cette vaste salle de l'est parisien pour sept concerts à guichets fermés, confirmant que sa popularité en France était intacte, malgré ses cinq années d'absence sur une scène française.

À l'extérieur, avant le spectacle, on sentait qu'un vent de folie soufflait sur Bercy, des jeunes gens s'époumonaient à reprendre des succès de la star devant les caméras des équipes de télévision, d'autres cherchaient des billets de dernière minute...

À l'intérieur, le public de la diva, communiant dans un même enthousiasme, n'en pouvait plus de l'attendre. L'excitation est montée en flèche quand on a vu René Angelil aller prendre place dans les gradins. Quelques secondes après, les lumières se sont éteintes et Céline Dion est apparue, mince dans un pantalon et un ample chemisier noirs, qu'elle quittera plus tard pour une élégante combinaison blanche, puis pour une robe très courte. Une clameur s'est fait entendre et les spectateurs se sont levés d'un bond pour l'ovationner, comme ils le feront plusieurs fois pendant le concert.

«Quel bonheur de vous retrouver. Ça fait déjà cinq ans», a lancé la diva après quelques chansons, avant de souligner qu'à l'époque ses deux jumeaux «n'étaient qu'un rêve», alors qu'aujourd'hui «René-Charles est presque un homme».

Le spectacle est évidemment parfaitement rodé. Sur la grande scène, Céline Dion est entourée d'une douzaine de musiciens, dont une section de cuivres assez efficace et trois choristes (parfois quatre), dirigés par l'inamovible Claude «Mégot» Lemay.

Dans cette configuration, le Palais omnisports peut accueillir environ 16 000 spectateurs, a-t-on assuré lundi soir, ce qui représente 110 000 billets vendus en sept jours. Ces concerts, avec des places à 150 euros (215 $) en moyenne, ont été décrits dans les médias comme «les plus chers de l'année, et sans doute les plus rentables». La radio Europe 1 a calculé que chaque concert représentait des recettes d'à peu près 2,9 millions $ et que Céline Dion gagnait chaque soir de 300 000 à 400 000 euros.

Lundi soir, le public (plus de 40 ans en majorité, et presque exclusivement blanc) avait, à l'évidence, l'impression d'en avoir pour son argent et n'a pas boudé son plaisir.

Le spectacle commence et se termine (en ultime rappel) par «Je ne vous oublie pas», que Céline Dion chante a cappella. Entre les deux, une trentaine de chansons se succèdent, en français pour les deux tiers, dont les «tubes» écrits pour la Québécoise par Jean-Jacques Goldman: «On ne change pas», «S'il suffisait d'aimer», «J'irai ou tu iras», etc. Dans la liste ne figurent que deux titres tirés de son nouvel album en anglais «Loved me back to love», dont elle s'est dite au passage «très fière».

La chanteuse parle peu: trois interventions en une heure 30. On a eu l'impression aussi que sa présence était plus sobre qu'à une autre époque, plus retenue, ce qui ne l'empêche pas de se livrer. Sur «La mer et l'enfant», extrait de «Sans attendre», son dernier disque en français, elle chante par exemple sur des images vidéos tournées sur la plage avec ses enfants, devant chez elle, en Floride. Le public est ravi. Il l'est tout autant lorsqu'il revoit, sur «Where does My Heart Beat Now?», des photos de Céline à toutes les étapes de sa longue carrière.

Le spectacle culmine avec les incontournables morceaux de bravoure: «All by Myself» et «My Heart will go on», la chanson thème du film Titanic, dont Céline Dion disait il y a encore quelques jours qu'elle ne l'aimait «pas beaucoup». Si c'était vrai, il n'en est rien paru.

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