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24/11/2013 01:39 EST | Actualisé 24/01/2014 05:12 EST

Syrie: au moins 160 morts en deux jours de combats près de Damas

AP
This image made from citizen journalist video posted by the Shaam News Network, which has been verified and is consistent with other AP reporting, shows smoke from shelling in Deir al-Zour, Syria, Wednesday, Nov. 6, 2013. Syria's 23 million people belong to a startling patchwork of different religious groups, and the three-year conflict has taken increasingly sectarian overtones in the past year. (AP Photo/Shaam News Network)

Au moins 160 combattants insurgés et loyalistes ont été tués en deux jours de violents combats dans la Ghouta orientale à l'est de Damas, considérée comme le plus important bastion de la rébellion près de la capitale, a rapporté dimanche une ONG.

Face aux récents succès de l'armée dans la province de Damas qui a bloqué l'approvisionnement des rebelles vers les quartiers sud de la capitale, les insurgés tentent de défendre leur principal bastion à l'est et de "briser le siège imposé par l'armée sur cette région" depuis des mois, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La bataille de vendredi a éclaté lorsque des centaines de rebelles et jihadistes ont attaqué des barrages et des positions dans au moins cinq localités de la Ghouta.

Au cours des combats, au moins 55 rebelles syriens, dont sept chefs de bataillons, et 41 jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et du Front Al-Nosra, en grande majorité des combattants étrangers, ont été tués, d'après l'OSDH qui se base sur un large réseau de sources civiles, médicales et militaires.

Du côté loyaliste, 36 soldats, 20 miliciens chiites irakiens des brigades Abou Fadl el-Abbas et huit membres de la Défense nationale, une milice pro-régime, ont péri dans les affrontements auxquels participe également le puissant Hezbollah libanais chiite.

En outre, cinq journalistes-citoyens, dont trois qui combattent aux côtés des rebelles, ont été tués alors qu'ils couvraient la bataille.

La Ghouta orientale est une région à l'est de Damas où s'est produite le 21 août une attaque chimique ayant fait des centaines de morts et a été imputée aux forces de Bachar al-Assad.

Cette région est assiégée et bombardée depuis des mois par les troupes gouvernementales, l'opposition dénonçant une situation humanitaire catastrophique pour les habitants bloqués dans cette zone. Les vivres, notamment le lait et le pain, y parviennent en effet au compte-goutte, selon l'OSDH.

Après avoir pris récemment une série de localités au sud de la capitale, l'armée se concentre sur la Ghouta, mais surtout sur Qalamoun, une région stratégique au nord de Damas et frontalière du Liban.

Mardi, l'armée s'est emparée de Qara et la bataille se poursuit à Yabroud et Deir Attiya.

La reconquête de la région de Qalamoun par les troupes du régime bloquerait les approvisionnements et l'infiltration des rebelles à partir du Liban.

La guerre en Syrie, qui a fait plus de 120.000 morts depuis plus de deux ans et demi, ne montre aucun signe de répit alors que les tractations se poursuivent pour préparer une conférence de paix à Genève.

Déclenchée en mars 2011, la révolte, au départ pacifique, s'est transformée en insurrection armée après que le régime l'a réprimée dans le sang.

ram/cco

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