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24/11/2013 08:00 EST | Actualisé 24/01/2014 05:12 EST

Présidentielles au Honduras: le parti au pouvoir détient une bonne avance

TEGUCIGALPA, Honduras - Le candidat du parti au pouvoir était en avance, tôt lundi, alors que se poursuivait le dépouillement du résultat des élections présidentielles au Honduras, un pays d'Amérique latine à la fois pauvre et violent.

Deux de ses adversaires ont déjà commencé à dénoncer une possible fraude électorale.

Environ la moitié des votes avaient été comptés en fin de journée dimanche, accordant au candidat du Parti national, Juan Orlando Hernandez, une avance confortable face à Xiomara Castro, dont le mari Manuel Zelaya a été chassé du pouvoir en 2009, plongeant le Honduras dans l'instabilité politique.

M. Hernandez et Mme Castro étaient au coude à coude dans les sondages lors de l'ouverture des bureaux de scrutin dimanche matin. L'anticipation d'un résultat serré suscite des craintes d'une querelle qui pourrait générer encore davantage d'instabilité et donner lieu à des manifestations.

Le vote s'est déroulé pacifiquement et la participation a été importante. L'incertitude qui entoure l'issue du scrutin et le temps pluvieux et froid ont contribué au calme dans les rues.

Mme Castro, une femme de 54 ans, a revendiqué la victoire tôt en soirée, en évoquant des résulats compilés par son équipe. Elle a ensuite quitté l'hôtel où elle s'était réunie avec ses collaborateurs et n'a plus donné signe de vie. Elle a toutefois demandé à ses partisans de continuer à surveiller le dépouillement du vote dans les bureaux de scrutin.

Un autre candidat, Salvadorn Nasrallah du Parti anticorruption, a lui aussi remis en question les résultats officiels, déclarant que ses chiffres ne correspondaient pas à ceux générés par le système.

Deux observateurs internationaux, dont l'ambassadeure américaine Lisa Kubiske, ont indiqué que le vote semble s'être déroulé de manière équitable.

La Constitution hondurienne ne prévoit pas de deuxième tour électoral. Le gagnant n'a besoin que d'une voix d'avance et c'est le tribunal électoral qui décide si un recomptage est nécessaire.

Environ 250 observateurs internationaux venant de l'Union européenne, des États-Unis et de l'Organisation des États américains ont surveillé l'élection.

Les Honduriens sont aux prises avec un climat de violence et de pauvreté grandissante. Le taux de personnes travaillant à moins du salaire minimum de 350 $ US par mois est passé de 28 pour cent en 2008 à 43 pour cent aujourd'hui.

Alors que M. Hernandez a fait campagne sous le signe de la loi et l'ordre, ayant, en tant président du Congrès, instauré une police militaire pour remplacer la police nationale, soupçonnée de corruption et d'exécutions extrajudiciaires, Mme Castro s'est faite valoir comme la candidate du changement, qui apaisera la violence et la pauvreté qui ont augmenté sous le règne du président sortant Porfirio Lobo.

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