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23/11/2013 08:20 EST | Actualisé 23/01/2014 05:12 EST

Tous les chemins mènent au livre

Saviez-vous que de plus en plus d'écrivains publient eux-mêmes leurs œuvres? Qu'il existe encore aujourd'hui des libraires qui refusent de vendre autre chose que des livres en papier? Que certaines librairies sont devenues des lieux prisés de rendez-vous culturels?

À l'occasion du Salon du livre de Montréal, les reporters de Désautels le dimanche sont allés à la rencontre de gens hors de l'ordinaire.

Les librairies indépendantes vivent des jours difficiles. Grandes surfaces, livres électroniques et achats par Internet, le métier de libraire est en pleine mutation. Danny Braün a rencontré Roger Chenier, copropriétaire de la librairie montréalaise L'écume des jours, qui tel un Gaulois, résiste toujours.

L'autoédition, un phénomène en pleine ascension

Au Québec, plus de 90 % des manuscrits sont rejetés par les éditeurs. De plus en plus de gens ont trouvé une solution de rechange : se lancer eux-mêmes dans l'édition de leur propre livre. On appelle ça l'autoédition. Le phénomène est en pleine ascension aux États-Unis et en Europe. Au Québec, Marguerite Lescop a ainsi vendu des milliers d'exemplaires du Tour de ma vie en 80 ans.

L'autoédition reste une aventure parfois périlleuse, puisqu'un auteur doit tout planifier lui-même : écriture, corrections, mise en page, etc. Mais elle se diversifie et emprunte aussi le chemin du web. Des entreprises d'édition à la demande permettent aux auteurs qui se publient eux-mêmes de se mettre en valeur sur la toile, et de mettre en commun certains services.

Michel Labrecque s'est entretenu avec Maurice Tancelin, professeur de droit à l'Université Laval, qui a publié son livre avec l'aide du portail bouquinplus.com.

Des livres pour ouvrir sur le monde

La librairie Olivieri est une librairie indépendante située dans le quartier Côte-des-Neiges, à Montréal. Bien plus qu'une boutique de livres, le lieu se veut un « lieu de rencontres et de découvertes ».

Plusieurs fois par mois, Olivieri organise des rendez-vous thématiques autour de publications qui gagneraient à être connues. Olivieri va partout, que ce soit au Québec, au Canada, en Haïti, au Maghreb ou au Moyen-Orient.

Le 5 novembre dernier, un pays en guerre, la Syrie, était à l'honneur dans cette librairie qui se moque des frontières géographiques et culturelles, parce que les livres, dit Rina Olivieri, « ont ce pouvoir d'ouvrir sur le monde ». Akli Aït Abdallah a assisté à la soirée.

L'éloge du livre papier

Si vous venez au Salon du livre, vous ne pouvez le manquer : ce grand échalas dont les grands yeux sont étonnés de vous croiser est un incontournable du monde du livre au Québec. Il s'appelle Pascal Assathiany. Libraire, éditeur, il a fondé Dimedia, un joueur majeur dans la diffusion du livre. Si ce lecteur boulimique préfère, et de loin, le livre papier imprimé, le livre virtuel, liseuse numérique ou tablette tactile, ne lui fait pas peur. Il s'en est expliqué à Léo Kalinda.

Quand café, culture et bouquins usagés font bon ménage

Le café-bistro Bobby McGee, situé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, vend aussi des livres usagés. Des romans de Gabrielle Roy et d'Oscar Wilde côtoient des livres d'art et d'histoire. Le propriétaire, Patrick Pilon, a tenu trois bouquineries sans arriver à en vivre. À son grand étonnement, la formule café-librairie fait mouche dans ce quartier en pleine transformation, qui attire de plus en plus d'étudiants et de jeunes professionnels.

Son commerce est devenu au fil du temps un lieu de rencontres. Les jeunes artistes y exposent leurs œuvres, et des musiciens en herbe s'y produisent. On y organise des débats ou des conférences sur des sujets qui touchent les préoccupations du quartier, comme l'économie sociale.

Visiblement, le livre d'occasion a été le fil d'Ariane qui a conduit à la culture avec un grand et un petit c. Ginette Lamarche a discuté avec Patrick Pilon.

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