NOUVELLES
22/11/2013 11:44 EST | Actualisé 22/01/2014 05:12 EST

Comment voir un psychiatre trois fois plus vite

Un guichet d'accès unique en santé mentale adulte en Montérégie a permis de diviser par trois le délai d'attente pour voir un psychiatre. Ce service, mis en place par le CSSS Richelieu-Yamaska, vient de recevoir une mention d'honneur aux Prix d'excellence du réseau de la santé et des services sociaux remis par le ministère de la Santé.

Un reportage de Myriam Fimbry

Quand un médecin de famille envoie son patient consulter un spécialiste en santé mentale, la demande atterrit entre les mains de l'équipe du guichet d'accès unique, qui se réunit tous les mercredis à l'Hôpital Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe.

Psychiatre ou psychologue? Travailleur social ou groupe de soutien dans un organisme communautaire? L'équipe va déterminer quel est le meilleur service pour le patient et dans les meilleurs délais possible.

Délais réduits

« On a tout intérêt à intervenir le plus précocement possible », explique Maryse Hébert, directrice des programmes santé mentale au CSSS Richelieu-Yamaska. Car chaque mois, chaque semaine qui passe, c'est l'état du patient qui se détériore.

Sans compter que les délais d'attente contribuent à engorger le système de santé. « Les patients qui n'avaient pas le service plus tôt se retrouvaient plus facilement à l'urgence, remarque la psychiatre Dominique Croteau. De plus, les omnipraticiens étaient pris à s'occuper du patient dans leurs bureaux. »

Changer la façon de fonctionner

Mettre en place ce guichet unique a nécessité beaucoup de consultations et une bonne collaboration entre tous les services.

« Le modèle médical a toujours été que le médecin de famille décidait lui-même à quel moment et à qui il référait son patient », soutient Dominique Croteau. Désormais, sa décision peut être « contredite » en quelque sorte par l'équipe du guichet d'accès unique en santé mentale, car cette dernière peut recommander la consultation d'un autre professionnel.

Des patients satisfaits

Certains patients vont remettre en question le fait d'être orientés vers un psychologue, alors que leur omnipraticien leur suggérait au départ un psychiatre. Mais en général, selon Maryse Hébert, les patients sont très satisfaits. « Rapidement, ils ont l'heure juste et peuvent rencontrer un professionnel. »

L'équipe du guichet d'accès unique traite une quarantaine de dossiers par semaine. Le nombre varie en fonction des saisons. Il augmente habituellement au printemps et à l'automne. La dépression, l'anxiété, les psychoses, les troubles de la personnalité et la toxicomanie sont les principales raisons de consultations.

Pour écouter cet extrait sur votre appareil mobile, cliquez ici

PLUS:rc