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22/11/2013 10:41 EST | Actualisé 22/01/2014 05:12 EST

Paris: le tireur fou présumé Abdelhakim Dekhar mis en examen et écroué

France2

PARIS - Le tireur présumé parisien Abdelhakim Dekhar a été mis en examen dans la nuit de vendredi à samedi pour tentatives d'assassinats aux sièges de BFMTV, Libération et devant la Société Générale à La Défense, a annoncé le parquet de Paris.

L'homme de 48 ans, déjà condamné en 1998 dans le procès d'une équipée sanglante, a été écroué, a précisé le parquet, qui avait requis ce placement en détention provisoire. Du fait de cette condamnation, il est en état de récidive légale.

Outre l'attaque vendredi 15 novembre au siège de BFMTV, à Paris, où il n'avait pas ouvert le feu, Abdelhakim Dekhar est soupçonné d'avoir grièvement blessé par balles lundi un assistant photographe dans les locaux de Libération, avant de tirer des coups de feu devant la Société Générale, à La Défense, puis d'avoir brièvement pris en otage un automobiliste. Pour ces derniers faits présumés, le juge d'instruction l'a mis en examen pour enlèvement et séquestration avec libération avant le septième jour.

"La culpabilité et les éléments intentionnels des faits présumés doivent être prouvés", a réagi samedi l'avocat de M. Dekhar, Me Rémi Lorrain, contacté par l'AFP.

"La phase de l'enquête policière est désormais terminée et avec elle, je l'espère, les atteintes à la présomption d'innocence et les déclarations de personnes extérieures au dossier s'exprimant sur les présumés motifs des actes présumés de mon client", a ajouté l'avocat.

Âgé de 48 ans, Abdelhakim Dekhar a été interpellé mercredi soir dans un véhicule garé dans un parking souterrain de Bois-Colombes, en banlieue parisienne, après avoir été dénoncé par l'homme qui l'hébergeait depuis juillet dans la ville voisine de Courbevoie. Il a été arrêté dans un "état semi-conscient" après une prise de médicaments qui laisse penser à une tentative de suicide.

Les traces ADN trouvées sur plusieurs scènes, qui avaient déjà permis aux enquêteurs de conforter la thèse d'un auteur unique pour ces attaques, l'ont ensuite confondu.

Au cours de sa garde à vue, qui avait commencé mercredi soir, ce dernier s'est refusé à s'expliquer sur ces accusations, comme l'y autorise le Code de procédure pénale.

Son conseil a justifié cette décision en déplorant que son client n'ait pu consulter son dossier.

Le suspect a passé l'essentiel de sa garde à vue à l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu, qui abrite une unité spécialisée, la salle Cusco, pouvant accueillir des gardés à vue nécessitant une surveillance médicale.

Abdelhakim Dekhar avait été condamné en 1998 à quatre ans de prison pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime, dans l'affaire de l'équipée sanglante de Florence Rey et Audry Maupin à Paris en 1994. Cinq personnes avaient été tuées: trois policiers, un chauffeur de taxi et Audry Maupin.

"Au cours de l'instruction, il y aura des analyses, des expertises et des auditions qui permettront de comprendre la personnalité de mon client", a affirmé Me Remi Lorrain, qui appelle à "la patience et à la prudence".

Le tireur en cavale dans Paris

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