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21/11/2013 01:04 EST | Actualisé 20/01/2014 05:12 EST

Le marché immobilier n'est pas surévalué, d'après l'ACPHQ

L'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) conteste un rapport de l'agence de notation Fitch, qui estime que le marché immobilier canadien est surévalué de 21 %.

Selon l'agence, l'économie canadienne sera exposée à un certain risque lorsque cela arrivera, puisque de nombreux propriétaires sont allés jusqu'à la limite de leurs finances pour acheter leur domicile et qu'ils subiront un choc lorsque les taux d'intérêt commenceront à augmenter.

L'APCHQ affirme faire une « lecture beaucoup plus pondérée » de la situation, notamment au Québec où l'immobilier serait surévalué de 26  %, selon Fitch. « Nos constats sont à l'effet qu'il existe un défi d'abordabilité, mais qu'il n'existe pas de problème de spéculation menant à une surévaluation », déclare l'association dans un communiqué publié jeudi.

En outre, l'APCHQ estime qu'une intervention pour apaiser le marché immobilier, mesure que considère le ministre des Finances fédéral, Jim Flaherty, n'est pas nécessaire.

« Les mises en chantier sont en baisse de 25 % environ au Québec en 2013; les prix ne progressent plus et il y a très peu de "défauts de paiements" sur les prêts hypothécaires », souligne l'association de constructeurs. « Pourquoi voudrait-on créer une crise sur le marché immobilier canadien alors que plusieurs marchés "se refroidissent" déjà? »

L'association affirme se ranger derrière la position du ministre provincial des Finances, Nicolas Marceau, qui juge que le marché immobilier québécois est en situation « d'équilibre » et n'a pas à subir les effets de mesures restrictives d'Ottawa visant à limiter la croissance du prix des habitations.

L'APCHQ défend les intérêts de plus de 14 500 employeurs du secteur de la construction qui embauchent plus de 57 000 salariés.

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