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21/11/2013 08:11 EST | Actualisé 21/01/2014 05:12 EST

Harper réfute la version livrée par Wright aux policiers

Le premier ministre Stephen Harper maintient qu'il n'a jamais été informé du plan élaboré par son ex-chef de cabinet Nigel Wright pour assurer le remboursement des dépenses illégales du sénateur Mike Duffy.

Dans un courriel donné à la GRC et déposé en cour mercredi, M. Wright laisse entendre qu'il a informé son patron du plan, alors que le parti devait rembourser 32 000 $ plus les intérêts au Sénat. « Le premier ministre dit que nous pouvons aller de l'avant », écrit-il le 22 février.

Le Parti conservateur a finalement retiré son offre lorsqu'il a appris que la note était plutôt de 90 000 $. Nigel Wright a alors, de son propre chef, décidé de faire un chèque personnel au sénateur, dans l'espoir de calmer la tempête.

Stephen Harper savait-il que son parti était prêt à payer pour les dépenses irrégulières de Mike Duffy? Le premier ministre maintient qu'il n'en a jamais été question.

« J'ai dit à plusieurs reprises que j'ai dit à M. Duffy, très clairement, que je m'attendais à ce qu'il rembourse ses propres dépenses inappropriées. C'est ce que M. Wright m'a dit. C'est que ce que M. Duffy m'a dit publiquement. Quand j'ai appris le contraire en mai, j'ai pris les actions nécessaires », a-t-il soutenu, en visite à Lac-Mégantic, jeudi.

L'opposition ne se laisse pas convaincre. « C'est totalement absurde de prétendre qu'un sénateur a besoin de l'approbation du premier ministre pour rembourser ses dépenses. Il n'y a personne au Canada qui croit ses balivernes », tonne le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair.

De leur côté, les policiers fédéraux poursuivent leur enquête. Après avoir fouillé les courriels du bureau du premier ministre, ils s'intéressent maintenant à ceux du Sénat pour étayer la preuve existante, pour mieux comprendre l'étendue de l'affaire et trouver, peut-être, de nouveaux motifs d'accusations.

D'après les informations de Daniel Thibeault

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