NOUVELLES
21/11/2013 11:31 EST | Actualisé 21/01/2014 05:12 EST

Décision de la Cour suprême sur le registre des armes: la coalition se réjouit

MONTRÉAL - La Coalition pour le contrôle des armes à feu s'est réjouie de la décision de la Cour suprême d'entendre l'appel du gouvernement du Québec, y voyant une lueur d'espoir en vue du maintien d'un registre des armes d'épaule au Québec.

«On n'arrêtera pas. C'est un enjeu important, à la mémoire de ce qu'on a vécu, mais aussi parce que je crois dans un pays dans lequel on contrôle les objets dangereux. On a choisi de contrôler la possession de voitures, je ne peux pas comprendre qu'on ne choisisse pas de contrôler la possession d'armes à feu», a plaidé jeudi Nathalie Provost, une des femmes qui avaient été blessées lors de la tuerie de l'École polytechnique, à Montréal, le 6 décembre 1989.

Louise Hevey, la mère d'Anastasia De Sousa, assassinée lors de la tuerie du Collège Dawson à Montréal en 2006, a fait appel au gouvernement fédéral pour qu'il cesse son obstruction. «J'aimerais que le premier ministre (Stephen) Harper et le ministre (de la Sécurité publique, Steven) Blaney nous entendent: qu'ils nous donnent les données. Si le reste du Canada n'en veut pas, c'est bien pour eux. Mais nous, on tient à notre sécurité (et à celle) de tout le monde qu'on a ici», a-t-elle lancé.

Mmes Hevey et Provost ont toutes deux félicité le gouvernement du Québec qui s'est adressé à la Cour suprême et qui plaide en faveur du maintien du registre des armes à feu depuis le début.

Au cours d'une rencontre avec la presse à Montréal, les représentants de la coalition ne se sont pas offusqués du fait qu'ils n'aient pu intervenir dans la cause à ce stade-ci. Ils se promettent de revenir à la charge, de démontrer leur intérêt dans cette cause et de plaider éventuellement sur le fond.

«À ce stade-ci, les requêtes en intervention de groupes particuliers qui ont des intérêts dans ce genre de causes-là, il n'est pas anormal qu'elles soient refusées. C'est très rare, en fait, qu'elles soient accordées», a commenté Marc-Antoine Cloutier, directeur général de la clinique juridique Juripop.

Il explique pourquoi la coalition avait tout de même tenté d'être entendue à ce stade des procédures. «À l'époque, nous, on avait pris la décision de tenter tout de même une demande d'intervention au stade de la requête en permission d'en appeler du gouvernement, pour marquer l'opinion politique (...), mais aussi parce qu'il y avait dans ce document des arguments importants qui allaient faire en sorte que ça allait faciliter l'obtention de cette permission d'en appeler», a ajouté M. Cloutier.

Le groupe, déterminé, se montre prêt à refaire le travail pour une prochaine étape.

PLUS:pc