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21/11/2013 01:36 EST | Actualisé 20/01/2014 05:12 EST

Activité physique : trop, c'est comme pas assez!

Un excès d'activité physique serait tout aussi néfaste que la sédentarité pour le bien-être des adolescents, montre une étude réalisée à l'Université Laval. Selon ses auteurs, cette recherche est la première à mesurer le nombre d'heures à partir duquel l'activité physique est associée à une diminution du bien-être chez les adolescents qui la pratiquent.

Le Dr Richard Bélanger et son équipe ont mesuré le degré de bien-être de 1245 participants de 16 à 20 ans à l'aide d'un questionnaire développé par l'Organisation mondiale de la santé.

Ce formulaire comprend cinq questions qui portent sur la perception de l'humeur, du stress, du niveau d'énergie, de la fatigue et de l'entrain ressentis au cours des deux dernières semaines. L'indice de bien-être, qui varie de 0 à 25, est l'addition du nombre de points obtenus à chacune des questions.

Ces travaux montrent que le risque d'avoir un faible indice de bien-être est 2,3 fois plus élevé chez les jeunes qui font plus de 17,5 heures de sport que chez les adolescents qui suivent la prescription hebdomadaire de 7 heures.

La méthodologie utilisée ne permet pas de déterminer les causes de cette association. Les chercheurs pensent toutefois que les risques de blessures, le manque de repos ou le stress que ces jeunes ressentent parce qu'ils pratiquent un sport de façon souvent compétitive font partie des hypothèses à considérer.

Le Dr Bélanger ne remet pas en cause la recommandation actuelle de 60 minutes d'activité physique quotidienne, même si ses travaux montrent que le bien-être optimal est observé chez les jeunes qui pratiquent 14 heures d'activité physique par semaine.

Le détail de ces travaux est publié dans les Archives of Disease in Childhood.

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