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20/11/2013 02:09 EST | Actualisé 20/01/2014 05:12 EST

Urgences: une association de médecins demande des normes nationales

TORONTO - Un regroupement de médecins demande la mise en place de normes nationales quant aux délais d'attente dans les urgences des hôpitaux du pays.

Dans une déclaration dévoilée mercredi, l'Association canadienne des médecins d'urgence affirme que, contrairement à la croyance populaire, l'engorgement des urgences n'est pas le résultat du manque de médecins ou de l'usage inapproprié des ressources.

C'est plutôt un accès insuffisant aux lits qui fait en sorte que certaines urgences sont congestionnées, estime l'Association.

Elle ajoute que le manque de lits pour des soins de courte durée ainsi que les lits occupés par des patients qui attendent d'être transférés dans un autre établissement sont des facteurs qui contribuent également à cette situation.

«C'est vraiment un problème qui concerne l'ensemble du système de santé et pas seulement quelques départements», affirme le docteur Andrew Affleck, coauteur de la déclaration.

Le regroupement demande des normes nationales quant aux délais d'attente ainsi qu'à la performance des hôpitaux, et demande que ces données soient rendues publiques.

D'après le regroupement, la majorité des patients ne devraient pas attendre plus de trois heures après leur arrivée dans une urgence pour consulter un médecin et huit heures pour être transférés dans un lit, si nécessaire.

L'Association affirme que l'engorgement des urgences est un problème qui contribue à l'augmentation du taux de mortalité chez les patients.

En 2009, le Canada n'avait que 1,7 lit d'hôpital destiné aux soins de courte durée pour 1000 Canadiens, et se classait 33e sur les 34 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques. La moyenne de l'OCDE était de 3,4 lits par 1000 habitants.

«La pénurie de lits d'hôpitaux pour les soins de courte durée au Canada signifie que la majorité des hôpitaux fonctionnent couramment avec des taux d'occupation insoutenables de plus de 95 pour cent, écrit l'Association. Ce niveau rend inévitables les pénuries régulières de lits, les crises périodiques et les engorgements des hôpitaux.»

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