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20/11/2013 04:47 EST | Actualisé 19/01/2014 05:12 EST

Rapport du BAPE : Régis Labeaume « n'en revient pas »

Le maire Régis Labeaume défend le projet initial de la phase 3 de la promenade Samuel-de-Champlain et remet en doute le travail des commissaires du BAPE.

« Ce rapport-là, c'est comme si un groupe de pression avait déposé un rapport sur des audiences publiques sur Samuel-de-Champlain. On n'y comprend rien, il y a là une grosse confusion des genres », soutient Régis Labeaume.

Le maire de Québec estime que les commissaires du Bureau d'audiences publiques en environnement ont outrepassé leur mandat en commentant notamment la rentabilité économique du projet et le concept de bassin pour la baignade. 

Seul point qu'il concède, c'est la voie ferrée. Il donne raison aux comissiaires qui privilégient de garder le chemin de fer à sa place actuelle, question de sécurité.

Le maire va rencontrer Françoise Mercure jeudi pour discuter du dossier. « Je vais lui dire qu'elle ne s'en fasse pas trop. On va travailler sur les rails de chemin de fer, mais le reste, ça a du bon sens. On ne remettra pas en question le travail de dizaines de personnes très intelligentes parce que deux commissaires ont décidé que ce n'était pas à leur goût », tranche-t-il.

Paul Shoiry appuie le BAPE

Le chef de l'opposition à l'hôtel de ville ne partage pas l'opinion du maire. Paul Shoiry soutient que le BAPE a écouté la population et qu'il est important de respecter leur volonté. « Je suis très très heureux des conclusions du BAPE et des recommandations. Je pense qu'il faut écouter le BAPE. C'est ça la consultation. On ne peut pas dire que la consultation on aime ça quand on est d'accord avec les recommandations », mentionne-t-il.

Il croit donc que le gouvernement, qui aura à trancher, doit donner suite aux recommandations émises dans le rapport. « Ce que les gens aiment, c'est l'aspect naturel, c'est l'aspect parc. À l'anse au Foulon, les gens veulent retrouver l'accès au fleuve, ils veulent avoir une plage. Il faut les écouter. Il ne faut pas faire autre chose qu'écouter les gens et redonner la plage aux citoyens », plaide-t-il.

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