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20/11/2013 08:08 EST | Actualisé 20/01/2014 05:12 EST

Des militants de Greenpeace escaladent la structure de la Biosphère (VIDÉO)

Trois militants de Greenpeace ont escaladé, peu avant 7 h, la structure de la Biosphère, située sur l'île Sainte-Hélène à Montréal, pour dénoncer l'emprisonnement de leurs collègues en Russie. Ils ont déroulé une banderole sur laquelle on peut lire « Libérez nos activistes », pour interpeller le gouvernement canadien.

Le coup d'éclat de Greenpeance contre l'ancien pavillon des États-Unis lors de l'exposition internationale de Montréal en 1967 (Expo 67) vise à faire libérer les militants arrêtés au cours d'une opération contre une plate-forme pétrolière russe. « On est ici pour demander la libération définitive des 30 activistes de l'Arctique », a déclaré la militante Andréanne Lalonde du haut de la structure de la Biosphère. Assise dans la structure, elle a accordé une entrevue à RDI Matin. « Les accusations qui sont portées contre eux sont non seulement illégales, mais très graves et totalement démesurées par rapport aux manifestations pacifiques qu'ils ont faites. »

« On va rester ici tout le temps qu'il faut pour que notre message soit bien passé. » — Andréanne Lalonde

« On veut que nos activistes détenus en Russie soient libérés le plus rapidement possible », reprend le responsable du programme Climat-Énergie de Greenpeace, Patrick Bonin. « Alexandre Paul, le Montréalais, est toujours en prison. Certaines personnes ont été libérées sous caution, mais elles font encore face à des accusations très graves qui peuvent mener à sept ans de prison et on veut que ces accusations soient abandonnées le plus rapidement possible », a-t-il ajouté.

En s'attaquant à la Biosphère, un édifice fédéral, les militants souhaitent ainsi forcer le gouvernement canadien à intervenir politiquement auprès de la Russie pour libérer leurs collègues. « On demande que le gouvernement fédéral s'implique pour politiquement faire débloquer ce cas-là et faire abandonner par la Russie les accusations de hooliganisme qui sont complètement disproportionnées pour une manifestation pacifique », explique M. Bonin. Il souligne que la notion de violence associée aux accusations de hooliganisme est totalement étrangère aux actions de son organisme. « On est une organisation non violente, insiste M. Bonin. Depuis 42 ans, on fait des actions non violentes. »

M. Bonin estime que les activistes devraient déjà être rentrés chez eux et que leurs actions, loin de mériter les sept ans de prison qu'ils risquent, ne justifient même pas les deux mois qu'ils ont déjà passés en détention.

L'Ontarien Paul Ruzicky a été libéré mardi, mais le Montréalais Alexandre Paul y est toujours incarcéré. M. Paul devrait subir son enquête sous cautionnement jeudi.

La famille déplore l'inaction du gouvernement

Les parents d'Alexandre Paul assistent au coup d'éclat de Greenpeace. Ils affirment soutenir les 30 militants qui ont été arrêtés.

Mme Paul, qui a parlé à son fils les 1er et 7 novembre dernier, a révélé qu'il était en colère contre le gouvernement canadien. Alexandre Paul reproche à Ottawa d'être inactif dans le dossier des Canadiens emprisonnés en Russie. « La seule chose que le gouvernement fait pour nous c'est de nous offrir des services consulaires », explique Nicole Paul.

Le père d'Alexandre, Raymond Paul, déplore que le gouvernement ait refusé de les rencontrer lors de leur visite à Ottawa. « La seule personne qu'on a pu rencontrer, c'est un député du NPD », confie M. Paul. « Ils ne sont pas au pouvoir, ils ne peuvent donc pas faire grand-chose. »

Des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sont sur place, mais ils n'interviennent pas pour l'instant. Ils pourraient toutefois procéder à l'arrestation des militants lors de leur descente. Un porte-parole du SPVM, Jean-Pierre Brabant, confirme que ses collègues attendent que les militants redescendent en toute sécurité avant de les interpeller. Ils pourraient faire face à des accusations de méfaits.

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