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20/11/2013 10:23 EST | Actualisé 20/01/2014 05:12 EST

M pour Montréal : M ta Musique (VIDÉO)

MONTRÉAL - M pour Montréal est de retour pour une huitième fois, du 20 au 23 novembre 2013. Événement qui réunit à la fois musiciens, professionnels et mélomanes sous la même enseigne de la musique, le festival reçoit cette année quelque 200 délégués internationaux et une centaine d'artistes de tout acabit. Entretiens avec le responsable de la programmation, Mickey Rishwa Bernard, ainsi qu'avec des représentants des deux groupes québécois Le Couleur et Ponctuation.

Des têtes d'affiche comme Yamantaka // Sonic Titan et Thundercat ou encore Mac Demarco et Majical Cloudz (au Club Soda, ce concert est un must selon le directeur de la programmation) vous en trouverez plusieurs au menu. Des artistes québécois de bonne pointure seront aussi au rendez-vous. Mentionnons Random Receipe, Jimmy Hunt, Gros Mené, Misteur Valaire, Jason Bajada, Gros Mené, Dead Obies pour ne citer que ceux-ci. Même Duchess Says, We are Wolves et le duo Solids offriront un programme au Cabaret Underworld. Parfois, les groupes sont à peine connus chez nous et encore moins des journalistes ou spécialistes étrangers. Et c'est l'idée. Comme toujours, M pour Montréal se met au défi de faire connaître notre talent d'ici à ceux provenant d'ailleurs comme du Canada. C'est entre autre dans cette optique que le populaire groupe Half Moon Run avait participé à une édition antérieure.

« Comparativement à Seattle, Montréal est demeurée une ville très dynamique au plan musical, raconte Rishwa Bernard. Depuis Godspeed You! Black Emperor [nous évoquerons également le travail de Men Without Hats, Leonard Cohen et autres pionniers québécois], le talent est impressionnant chez nous. Pensons à Arcade Fire. Il a tellement éclaté, surtout depuis 2009, que c'est difficile de suivre tout ce qui émerge. M pour Montréal est donc une occasion de découvrir plusieurs de ces artistes. »

« Cette année, 75 % des bands proviennent du Québec (en grande partie de la métropole), 20 % du reste du Canada et 5 % de l'international, comme le groupe français Deluxe, poursuit le programmateur. C'est important de proposer des talents canadiens hors Québec, parce qu'ils font partie d'un tout. Ça crée des partenariats et des collaborations qui permettent ensuite de mieux faire circuler la musique au pays. »

Accessible malgré tout

Pour le néophyte, M pour Montréal peut paraître un brin complexe avec ses ateliers multiples, ses concerts exclusifs aux délégués et ses accréditations multicolores qui correspondent grosso modo à votre statut ou profession dans le milieu. Qu'à cela ne tienne, le but premier est de faire rayonner cette diversité musicale locale tout comme provoquer les rencontres et les réflexions. La très grande majorité des concerts sont accessibles au public, certains d'entre eux sont même gratuits (pensons au show de Seoul, présenté au Quartier général des RIDM).

Nonobstant ces panels et activités «industrie» qui rassemblent de grands noms de la business, dont Jonathan Shedletzky et Jeffrey Remedios du mythique label Arts & Crafts, Ricki Askin, Tom Windish (Agency) et un représentant de XL Reconrdings (Radiohead, Vampire Weekend, The Prodigy, Jack White et bien d'autres collaborations), M pour Montréal à donc de quoi satisfaire amplement les Montréalais : hard rock, indie, rap, chanson franco, trash, électro, il est quasi impossible de ne pas y trouver son compte.

Le rayonnement québécois

Pour Guillaume Chiasson du duo rock garage québécois Ponctuation, M pour Montréal est devenu un passage quasi obligé ou du moins souhaité : « M pour Montréal est une belle opportunité de jouer devant des délégués étrangers. Pour nous, la France est un marché vraiment intéressant [...] Sans être alarmiste, le marché français offre un potentiel supplémentaire à notre groupe qui ne passe pas à la radio commerciale. On a déjà participé à un autre showcase (spectacle vitrine) du genre à Toronto. Notre équipe favorise les efforts de ce genre pour obtenir une meilleure visibilité. D'autant plus que l'intérêt de la musique, à voir l'état des ventes d'albums, est aujourd'hui dans les spectacles. »

Même son de cloche pour Steeven Chouinard (il a récemment cofondé un label de musique appelé Lisbon Lux Records qui s'occupe entre autres de son band) du groupe rock-électro-pop québécois Le Couleur : « Notre musique est très influencée par les sonorités européennes. Le Québec n'est pas un marché naturel pour nous. Disons plutôt qu'il est limité. Une tournée se prépare d'ailleurs en France. Nous avons même trouver un tourneur (agence de tournée et de production) qui s'appelle Voulez-vous danser.

Puisque les Français apprécient notre musique, je m'attends à voir pas mal de délégués européens à notre spectacle dans le cadre de M pour Montréal. Tous les membres sont contents et enthousiastes à l'idée de participer à ce festival. On ne sait jamais... On peut jouer devant un producteur ou un agent qui tripe sur notre son. »

Pour les infos : mpourmontreal.com

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