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20/11/2013 04:19 EST | Actualisé 19/01/2014 05:12 EST

Le procès de 40 militaires en RDC est reporté au 4 décembre

Le procès d'une quarantaine de militaires en République démocratique du Congo (RDC) s'est ouvert mercredi à Goma avant d'être ajourné au 4 décembre. Les prévenus sont poursuivis pour crimes de guerre, viols, meurtres et pillages.

L'ouverture de ce procès survient quelques jours après la victoire de l'armée, soutenue par la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO), contre les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23).

Les événements se sont produits en novembre 2012 lorsque des rebelles du M23 se sont emparés de Goma. Les soldats de l'armée ont été accusés d'avoir commis des atrocités à Minova, dans la province du Sud-Kivu.

La MONUSCO estime que « 135 cas de violence sexuelle, ainsi que d'autres violations graves des droits de l'homme, dont des meurtres et des pillages massifs, [ont été] perpétrés par des militaires », entre le 20 et le 30 novembre.

Son enquête a « également mis en évidence des violations graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire, dont au moins 59 cas de violence sexuelle commis par des combattants du M23 à Goma et dans ses environs à la même période. »

La représentante de l'ONU pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui, a par ailleurs appelé mercredi la RDC, le Rwanda et l'Ouganda à démobiliser les enfants soldats de l'ex-rébellion congolaise M23. « J'ai posé la question : est-ce qu'il y a des enfants parmi ces groupes? On m'a dit 25 à 30 %, c'est des enfants. »

La défaite du M23 n'est pas synonyme de paix puisque plusieurs groupes armés continuent d'imposer leur loi par endroits.

Le gouvernement a lancé un appel à déposer les armes à tous les groupes armés, en commençant par les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), à défaut de quoi ils seront désarmés par la force.

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