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20/11/2013 02:28 EST | Actualisé 19/01/2014 05:12 EST

Des sirènes d'alerte retentiront cet après-midi à Montréal

Ce n'est plus pour avertir la population d'un bombardement imminent que des sirènes pourraient retentir à Montréal, mais bien pour informer les citoyens d'un déversement toxique survenu près de chez eux.

Des sirènes d'alerte se feront entendre cet après-midi sur le territoire de Montréal-Est et dans les arrondissements d'Anjou, Lachine, Lasalle, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Rivières-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, Saint-Léonard et Ville-Marie. Mais nul besoin d'aller se barricader, il s'agira d'un test effectué par des entreprises qui utilisent des matières dangereuses.

Un son modulé de trois minutes sera déclenché aux alentours de 15h15 dans les rues qui jouxtent cinq industries qui utilisent de l'ammoniac ou des dérivés du pétrole.

Ce test servira à vérifier si les sirènes fonctionnent adéquatement, indique Louise Bradette, chef de division au Centre de sécurité civile de Montréal. Cette simulation permettra également de tester tout le processus d'urgence, allant des mesures entreprises par les premiers répondants à la diffusion de messages d'intérêt public sur les ondes radio.

L'an dernier, les entreprises Cepsa, située au 10 200, rue Sherbrooke Est, et Chemtrade, sise au 11 450, rue Cherrier, ont participé à l'essai technique.
Cette année, trois autres entreprises ont fait installer des sirènes sur leurs bâtiments pour répondre aux exigences d'Environnement Canada. Il s'agit de Saputo au 7750, rue Pascal-Gagnon, Molson Coors au 1555, rue Notre-Dame Est, et la Brasserie Labatt du Canada au 50, rue Labatt.

Des zones d'impact s'étendant de 445 mètres à 1500 mètres autour de ces industries ont été identifiées. Mme Bradette confirme que les citoyens résidant à l'intérieur de ce rayon ont été avisés par leur arrondissement de la tenue du test.

Ils ont également été informés de la nature du risque d'accident industriel dans leur secteur et des comportements à adopter en cas de déversement d'une substance toxique.

« C'est le confinement, écouter la radio, éviter d'aller chercher les enfants à l'école, car les écoles de ces secteurs savent quoi faire, fermer les ventilations automatiques, boucher les bas de portes si jamais il y a des ouvertures », explique Mme Bradette.

Au cours des prochaines années, dix autres industries qui utilisent des substances dangereuses se joindront à ce programme d'alerte. En tout, quinze sirènes pourront avertir les Montréalais en cas de danger toxique.

La Presse Canadienne

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