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19/11/2013 05:17 EST | Actualisé 19/01/2014 05:12 EST

Russie: une première militante étrangère de Greenpeace obtient sa libération

OLGA MALTSEVA via Getty Images
A Russian police officer puts handcuffs on Greenpeace International activist, one of the 'Arctic 30,' Ana Paula Alminhana Maciel from Brazil, in a defendant cage in a court in Russia's second city of Saint Petersburg, on November 18, 2013. A court in Saint Petersburg extended today the pre-trial detention Ana Paula Alminhana Maciel for three months until February 24. Russia put last week the so called 'Arctic 30' in prisons in Saint Petersburg, after moving them from Murmansk where they have spent weeks in jail after their ship Arctic Sunrise was seized by Russian security forces in a commando-style operation in Arctic waters following a protest at a Gazprom oil rig. AFP PHOTO / OLGA MALTSEVA (Photo credit should read OLGA MALTSEVA/AFP/Getty Images)

Un tribunal de Saint-Pétersbourg, en Russie, a accordé une libération sous caution à un militant ontarien de Greenpeace, l'une des 30 personnes emprisonnées après une manifestation contre les forages pétroliers dans l'Arctique russe.

Paul Ruzycki devrait pouvoir être libéré « dans les prochains jours », a indiqué Greenpeace. Depuis lundi, le tribunal russe a accordé la libération sous caution à 12 autres militants, a-t-on précisé.

Le Montréalais Alexandre Paul demeure toujours détenu jusqu'à son audience de libération sous caution jeudi.

Le tribunal a établi à deux millions de roubles, soit 64 000 dollars canadiens, le montant de la caution de chacun des militants remis en liberté. Le tribunal a indiqué que les accusés seront libérés si la caution est payée d'ici quatre jours. Greenpeace a promis que cela sera fait dans les meilleurs délais.

Toutefois, l'organisation ignore quelles seront les conditions de libération, notamment s'ils seront amenés dans des maisons de transition.

Et surtout, Patrick Bonin, responsable de la campagne Énergie et climat de Greenpeace, note que de graves accusations pèsent toujours contre ces militants.

Les détenus sont maintenant accusés de « hooliganisme », un délit passible d'une peine maximale de sept ans de prison. À l'origine, ils avaient été accusés de piraterie, un crime passible d'une peine maximale de 15 ans de prison.

M. Bonin souligne que les accusations de piraterie n'ont pas été « formellement retirées ».

« Ce qu'il faut garder en tête, ce qui est inquiétant, c'est qu'ils sont encore accusés pour un crime qu'ils n'ont pas commis. Ils font encore face à des accusations complètement disproportionnées. On veut absolument que ces accusations soient retirées », a-t-il estimé en entrevue.

MM. Ruzycki et Paul étaient au nombre des 30 personnes à bord du navire Arctic Sunrise saisi par les garde-côtes de la Russie le 18 septembre au pôle Nord.

Toutes les personnes à bord avaient été arrêtées après que quelques écologistes eurent tenté d'escalader une plateforme pétrolière appartenant au géant énergétique russe Gazprom.

« Paul Ruzycki n'aurait jamais dû se retrouver en prison, et il en est de même pour notre ami et collègue Alexandre Paul, a déclaré par communiqué Joanna Kerr, directrice générale de Greenpeace Canada. Nous renouvelons notre appel au ministre (canadien) des Affaires étrangères, John Baird, afin qu'il défende les 30 militants et membres de l'Arctic Sunrise, et agisse au nom de Paul et Alexandre. »

Greenpeace a aussi déploré que l'Australien Colin Russell ait vu sa détention avant procès prolongée de trois mois, soit jusqu'au 24 février.

Lundi, le juge a ordonné la libération sous caution du photographe pigiste Denis Sinyakov et de la médecin de bord Yekaterina Zaspa. Il avait cependant refusé de libérer le militant australien Colin Russell.

Associated Press

La Presse Canadienne

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