NOUVELLES
19/11/2013 04:52 EST | Actualisé 18/01/2014 05:12 EST

Impossible n'est pas Français

Toute la France avait peur. Les Bleus ont rassuré leurs compatriotes et se sont qualifiés mardi pour la Coupe de monde de soccer, au Brésil. Ils ont vaincu l'Ukraine 3-0 en barrage retour.

Les Français ne voulaient pas revivre le cauchemar vieux de 20 ans. Le 17 novembre 1993, la Bulgarie avait gagné 2-1 et privé la France d'un voyage aux États-Unis pour le Mondial américain de 1994.

Les représentants de l'hexagone avaient tout un mandat : combler un retard de deux buts pour espérer participer au Mondial.

« On est partis de loin, on a inversé la tendance très vite. On a su jouer intelligemment. Cet exploit est grand et on a eu le soutien de toute la France », a dit à TF1 Hugo Lloris, capitaine français.

« C'est la magie du football. On a réussi ce match. On avait raté (celui en Ukraine). C'est très important pour le football français d'être présent au Brésil », a lancé Didier Deschamps, sélectionneur français.

La France a arrêté de trembler à la 72e minute. L'Ukrainien Oleg Gusev, entré sur le terrain quelques minutes avant, a marqué un but contre son camp qui a qualifié les Bleus pour la messe brésilienne. La foule s'est mise à scander le nom de Mamadou Sakho, à l'origine de l'erreur de Gusev. Au moment où son patronyme retentissait, Sakho et ses coéquipiers se sont prêtés à des célébrations dignes des grands moments de la sélection.

« On a senti le public avec nous, ça nous a donné le courage dès le début. Dès que tout le monde tire dans le même sens, on voit ce que ça donne. C'est sûr que c'est beau, on fête ça tous ensemble. Il faut retenir l'état d'esprit collectif. Là-bas, lors de la défaite en Ukraine (2-0), ça a été une grosse remise en question », a déclaré Sakho.

De l'autre côté, les mines étaient basses. « Nous n'étions pas prêts sur le plan psychologique. Notre défense a eu des trous et notre jeu n'était pas organisé comme je le voulais. J'avais également prévenu mes joueurs d'éviter les cartons et ça a été un aspect important du match », Mikhaïl Fomenko, sélectionneur de l'Ukraine. Les siens ont récolté quatre cartons jaunes, dont deux à Yevhen Khacheridi.

Domination française

Les hommes de Deschamps ont visiblement écouté les conseils de leur sélectionneur qui a revu sa stratégie (une formation 4-3-3 au lieu d'un 4-2-3-1).

Il a pris la décision d'asseoir sur le banc Eric Abidal, Samir Nasri et Olivier Giroud. Yohan Cabaye, Mathieu Valbuena et Karim Benzema ont pris la relève avec succès. 

La troupe de Didier Deschamps n'a pas laissé les Ukrainiens souffler une seconde en première demie et la Marseillaise résonnait dans les gradins.

Valbuena et Benzema se sont mis en évidence, en compagnie de Franck Ribery. Le gardien Andriy Pyatov a tenu pendant un temps, mais c'en était trop à la 22e minute.

Pyatov a paré la frappe de Ribery, mais Mamadou Sakho a pu récupérer le ballon et soulever les 81 338 amateurs au Stade de France.

Après avoir trouvé le fond du filet en position de hors-jeu, signalé par l'arbitre, Karim Benzema, caché derrière la défense, a vu le ballon tomber tout près de son pied droit, à la 34e minute et sa petite frappe a placé les deux équipes sur un pied d'égalité. À la reprise, on a pu voir que le Français se trouvait encore en situation de hors-jeu.

Cette situation aurait pu raviver quelques souvenirs, mais le troisième but a enflammé les esprits. Rappelons que la France avait eu besoin de la main de Thierry Henry pour vaincre l'Irlande en barrage et obtenir un billet pour la Coupe du monde 2010, en Afrique du Sud.

Une qualification, un contrat

Après le gain, Deschamps a vu son contrat se prolonger jusqu'en 2016. Le président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, a annoncé la nouvelle. Le contrat du sélectionneur se terminait à l'été 2014.

La prolongation entre en vigueur en raison de la qualification de son équipe.

Deschamps, 45 ans, a remplacé Laurent Blanc en juillet 2012.  

L'ancien capitaine de Zinédine Zidane et champion du Mondial 1998 devra faire oublier, au Brésil, la dernière Coupe du monde que les Français ont disputée.

PLUS:rc