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19/11/2013 04:27 EST | Actualisé 18/01/2014 05:12 EST

Finis les mots « père » et « mère » sur plusieurs formulaires

La Commission scolaire de la Capitale modifie ses différents formulaires afin de s'adapter aux réalités des familles homoparentales. Les mots « père » et « mère » seront remplacés par le terme plus général de « parent ». Et le CHU de Québec prend le même virage.

Dès février 2014, les premiers formulaires d'inscription vont être modifié et par la suite, les bulletins et autres correspondances, a fait savoir mardi le secrétaire générale à la Commission scolaire de la Capitale, Éric Parent.

La nouvelle désignation ne fait pas suite à une plainte. « C'est plutôt une observation qu'on avait eue d'un parent l'année dernière. Ça nous a amenés à mettre en branle ce qu'il faut pour modifier les nombreux formulaires qui s'adressent aux parents », explique-t-il.

La Commission scolaire de Montréal vient de prendre la même décision à la suite d'une demande de la coalition représentant les parents lesbiens, gais, bisexuels et transgenres.

Le CHU de Québec emboîte le pas

Le CHU de Québec qui compte cinq hôpitaux et quatre centres de soins est en train de revoir tous ses formulaires pour effectuer les mêmes changements.

En 2011, une mère homosexuelle avait déposé une plainte à l'ombudsman de l'hôpital Saint-François d'Assise parce qu'il lui avait été impossible d'ajouter le nom de sa conjointe sur un formulaire et sur la carte d'hôpital de leur fils.

« On a fait évaluer par notre contentieux juridique la demande et ce qui a été décidé c'est qu'on va inscrire "parent" au lieu de "père" et "mère" sur nos formulaires, nos cartes patients et tous nos documents qu'ils soient informatiques ou papiers », explique Geneviève Dupuis, directrice adjointe des communications et du rayonnement au CHU de Québec.

Le processus de modification est en cours. « On est en harmonisation, on va les faire au fur et à mesure. Ça prend plusieurs mois étant donné le nombre de formulaires et d'applications informatiques », poursuit-elle.

Ces changements surviennent 11 ans après l'adoption de la loi qui autorise l'union civile aux homosexuels au Québec.

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