NOUVELLES
18/11/2013 10:16 EST | Actualisé 18/01/2014 05:12 EST

Un important leader des rebelles syriens meurt des suites de ses blessures

BEYROUTH - Un des principaux leaders de l'insurrection syrienne a succombé à des blessures subies la semaine dernière lors d'une frappe gouvernementale.

La mort d'Abdoul-Qadir Saleh a été confirmée par le groupe qu'il avait créé, la Brigade Tawhid.

Son décès survient dans la foulée de progrès importants réalisés par les troupes du président Bachar el-Assad face aux rebelles sur deux fronts. L'armée gouvernementale a récemment capturé plusieurs banlieues de Damas ainsi que deux villes et une base militaire près d'Alep, dans le nord du pays.

La Brigade Tawhid compte parmi les groupes rebelles les plus puissants et les plus connus de Syrie, avec quelque 10 000 combattants. Le groupe, qui est particulièrement robuste dans la région d'Alep, a mené l'an dernier, sous la direction de Saleh, une campagne qui a permis à l'insurrection de prendre plusieurs sections de la plus grande ville du pays.

Une frappe aérienne avait touché jeudi soir le poste de commandement de la brigade dans la province d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres. Le leader de 34 ans avait été grièvement blessé et est plus tard décédé dans un hôpital de Turquie.

La frappe a aussi coûté la vie à un autre dirigeant important des Brigades, Abou Tayeb, et blessé le porte-parole Saleh Anadan.

Saleh a été enterré dans sa ville natale de Marea, dans la province d'Alep. Le chef politique de la Brigade, Abdoul-Aziz Salameh, a été choisi pour lui succéder, même s'il a subi des blessures légères jeudi soir.

La mort de Saleh a été annoncée par Salameh lui-même, dans une vidéo mise en ligne sur YouTube. Entouré d'hommes à la mine sombre, certains portant des uniformes militaires et d'autres des vêtements religieux, il a incité ses combattants à resserrer les rangs.

«Nos martyrs sont au paradis et les vôtres sont en enfer», a-t-il lancé aux forces du président Assad.

La Brigade Tawhir avait quitté les rangs de l'Armée syrienne libre en septembre pour se rallier à l'Autorité islamique, une coalition de groupes rebelles islamiques dont au moins un est associé à Al-Qaïda.

Pendant ce temps, les combats se poursuivaient dans la région de la ville de Qara, le long de l'autoroute entre Damas et Homs. Depuis la reprise des hostilités vendredi, quelque 6000 personnes ont fui à destination de la ville libanaise d'Arsal, où les réfugiés sont hébergés dans deux salles de banquet, une mosquée et un édifice vide.

À Damas, trois personnes auraient été tuées et une dizaine d'autres blessées par des obus de mortier.

PLUS:pc