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18/11/2013 05:44 EST | Actualisé 18/01/2014 05:12 EST

Russie: deux militants de Greenpeace libérés sous caution

ATTILA KISBENEDEK via Getty Images
Greenpeace supporters protest with a banner reading 'Free our activists' against the detainment of Greenpeace activists by Russia in front of the St Stephan Basilic of Budapest on November 16, 2013. Greenpeace supporters held demonstrations across the world today, as pressure has been mounting on Russia from both activists and governments shocked by Moscow's decision to level full-blown piracy charges against Greenpeace's Arctic Sunrise crew. AFP PHOTO / ATTILA KISBENEDEK (Photo credit should read ATTILA KISBENEDEK/AFP/Getty Images)

SAINT-PETERSBOURG, Russie - Un tribunal de Saint-Pétersbourg, en Russie, a libéré sous caution deux membres d'équipage du navire de Greenpeace, lundi, mais a refusé de libérer l'un des militants arrêtés à la suite d'une manifestation contre le forage pétrolier en Arctique.

Ces trois personnes étaient au nombre des 30 personnes à bord du navire Arctic Sunrise saisi par les garde-côtes de la Russie, le 18 septembre dernier. Toutes les personnes à bord avaient été arrêtées après que quelques écologistes eurent tenté d'escalader une plateforme pétrolière appartenant au géant énergétique russe Gazprom.

Le juge a ordonné la remise en liberté, moyennant des cautionnements de 2 millions de roubles (64 206 $ CAN), du photographe pigiste Denis Sinyakov et de la médecin de bord Yekaterina Zaspa. Il a cependant refusé de libérer le militant écologiste australien Colin Russell.

Des enquêteurs avaient demandé aux tribunaux de Saint-Pétersbourg de prolonger la détention des 30 militants, incluant les Canadiens Alexandre Paul, de Montréal, et Paul Ruzycki, de Port Colborne, en Ontario.

Lors d'audiences distinctes visant à déterminer si les militants devaient être incarcérés, il y a deux mois, les décisions avaient été identiques pour les 30 accusés.

Les détenus sont accusés de «hooliganisme», un délit qui entraîne une peine maximale de sept ans de prison. À l'origine, ils avaient été accusés de piraterie, un crime passible d'une peine maximale de 15 ans de prison.

«Je n'ai rien fait de mal», a déclaré M. Russell à la cour, lundi, ajoutant qu'il ne comprenait pas pourquoi il était détenu.

Son avocat a demandé au tribunal de le libérer, moyennant un cautionnement de deux millions de roubles, ou encore de le garder en assignation à résidence dans un hôtel de Saint-Pétersbourg. Mais le juge a refusé, déclarant que si M. Russell était libéré, il pourrait mettre de la pression sur l'enquête, ou encore fuir le pays.

Le juge a ordonné la détention de M. Russell jusqu'au 24 février prochain.

De nouvelles audiences doivent avoir lieu au cours des prochains jours pour les autres accusés.

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