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18/11/2013 09:05 EST | Actualisé 18/01/2014 05:12 EST

Les assassins présumés du soldat Rigby comparaissent à Londres

Les deux Britanniques accusés du meurtre à la machette du soldat Lee Rigby à Londres étaient appelés à comparaître lundi, six mois après les faits.

L'affaire a été renvoyée à jeudi, au terme d'une première journée consacrée à des questions de procédure.

Michael Adebolajo, 28 ans, a demandé à être identifié devant le tribunal sous le nom de « Mujaahid Abu Hamza » lors d'une audience préliminaire. Son coaccusé de 22 ans, Michael Adebowale, s'était présenté sous le nom d'Ismail Ibn Abdullah.

Les deux hommes, d'origine nigériane, ont déjà été inculpés de détention d'armes à feu et du meurtre, le 22 mai dernier, du soldat Lee Rigby, 25 ans, alors qu'il rejoignait à pied sa caserne dans le quartier de Woolwich, dans le sud-est de Londres.

Après leur arrestation, ils ont plaidé non coupables.

L'assassinat du soldat Rigby, d'une rare sauvagerie, a choqué la Grande-Bretagne. Il a eu lieu à l'arme blanche, en milieu de journée.

Certains passants ont même filmé la scène avec leur téléphone portable avant de la diffuser sur les réseaux sociaux.

Dans une de ces vidéos, Michael Adebolajo apparaissait les mains couvertes de sang, tenant un hachoir de boucher et un couteau de cuisine. Il y affirmait avoir tué le soldat parce que « des musulmans sont tués quotidiennement par des soldats britanniques ».

Son complice présumé, Michael Adebowale, apparaissait également armé d'un couteau et d'un pistolet près du corps de la victime.

Ces images ne sont plus disponibles depuis la mise en examen des deux suspects en vertu de la loi britannique.

Le meurtre a également fait craindre des représailles contre la communauté musulmane de Grande-Bretagne.

Le premier ministre David Cameron avait pris la parole pour qualifier l'attentat de trahison de l'islam et d'attaque contre le mode de vie britannique.

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