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17/11/2013 08:16 EST | Actualisé 17/01/2014 05:12 EST

Le président philippin attendra l'aide avec ses citoyens à Tacloban

ASSOCIATED PRESS
Filipino men scavenge usable items on a pile of rubble in an area badly affected by Typhoon Haiyan in Tacloban, central Philippines, Wednesday, Nov. 13, 2013. Typhoon Haiyan, one of the strongest storms on record, slammed into six central Philippine islands on Friday, leaving a wide swath of destruction. (AP Photo/Dita Alangkara)

TACLOBAN, Philippines - Le président philippin Benigno Aquino III a annoncé dimanche qu'il restera dans la province de Leyte, durement touchée par le typhon Haiyan, jusqu'à ce qu'il constate de l'amélioration dans les secours apportés aux sinistrés, après que des survivants se soient plaints de la difficulté à recevoir l'aide appropriée.

M. Aquino doit s'établir à Tacloban, la capitale de la province la plus sévèrement touchée, mais on ignore où, au milieu des ruines, il trouvera des services adéquats.

Tous les édifices de la ville ont été endommagés ou détruits par le typhon du 8 novembre qui a fait 3974 morts, selon le plus récent bilan, publié dimanche. Environ 1200 personnes sont portées disparues.

L'électricité n'est disponible que dans de petites poches, grâce à des génératrices alimentées au diesel. Il n'y a pas d'eau courante et les gens doivent se contenter de l'eau disponible dans des citernes. Plusieurs n'y ont même pas accès.

S'adressant aux journalistes durant une visite à Tacloban, le président a affirmé que même si des progrès ont été faits dans l'aide d'urgence, ce n'est toujours pas suffisant.

Un effort gigantesque d'une valeur supérieure à 248 millions $ de la communauté internationale, commence à montrer des résultats sur le terrain.

«Nous voulons vraiment alléger le fardeau de chacun le plus rapidement possible. Tant que je ne vois pas plus d'amélioration, nous allons rester ici», a-t-il affirmé, en parlant de son équipe.

Le porte-parole du président, Ricky Carandang a affirmé que M. Aquino voulait s'assurer que la distribution des biens se passe rondement et que l'électricité soit rétablie rapidement dans la ville de 220 000 habitants.

Ce n'est pas la première fois qu'il adopte cette approche participative en temps de crise. Quand des musulmans rebelles ont occupé des villages de pêcheurs à l'extérieur de Zamboanga dans le sud, en septembre, il a installé un camp dans les quartiers généraux régionaux de l'armée afin de superviser l'offensive contre les insurgés. Cette présence lui a valu la sympathie générale. Le mois dernier encore, il a passé la nuit dans une tente de l'armée pour rassurer des résidants après qu'un tremblement de terre d'une magnitude de 7,3 eut dévasté leur ville.

Plus tôt dans la journée, dimanche, des milliers de Philippins, dont beaucoup sont sans abri ou en deuil, se sont rendus dans les églises de la région pour la première messe dominicale depuis le typhon. Plus de 80 pour cent des 90 millions d'habitants sont catholiques romains.

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