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17/11/2013 05:43 EST | Actualisé 17/01/2014 05:12 EST

Le laboratoire antidopage russe menacé de suspension pour les JO 2014

ASSOCIATED PRESS
A laboratory technician prepares samples of urine for doping tests during a media open day, ahead of the Vancouver Winter Olympics, at the King's College London Drug Control Centre, London, Friday Feb. 5, 2010. The drug control centre is the UK's only World Anti-Doping Agency (WADA) accredited laboratory to carry out doping tests on sports competitors. (AP Photo/Sang Tan)

LAUSANNE - L'Agence mondiale antidopage (AMA) a menacé dimanche de suspendre l'accréditation du laboratoire antidopage de Moscou, alors que cet institut doit assurer les analyses des contrôles des Jeux Olympiques d'hiver via une antenne à Sotchi.

L'AMA, qui avait ouvert une procédure disciplinaire contre le laboratoire de Moscou à la suite de divers manquements aux exigences de qualité, a finalement décidé de lui accorder un sursis.

«L'accréditation du laboratoire de Moscou est suspendue pour six mois, mais cette suspension ne doit pas prendre effet» à moins que d'ici le 1er décembre, il n'ait pas réussi à engager des experts indépendants pour l'aider à établir et mettre en oeuvre un programme de gestion de qualité suffisant pour convaincre tout le monde de la justesse et de la fiabilité des résultats, explique l'AMA dans un communiqué.

L'Agence donne ensuite jusqu'au 1er avril au laboratoire pour que le programme mis en place donne au comité de discipline de l'AMA la confiance nécessaire dans la justesse et la fiabilité des résultats.

«L'AMA suggère fortement» au Comité international olympique (CIO), qui a la responsabilité des contrôles antidopage pendant la période olympique, de «considérer une action appropriée (incluant la nomination des experts nécessaires) pour s'assurer de l'intégrité complète de toutes les analyses réalisées par le laboratoire opérationnel de Moscou et/ou son antenne à Sotchi», selon le communiqué.

Ce sursis peut à tout moment tomber en cas de nouveaux éléments venant accabler le dossier russe.

Si le laboratoire de Moscou était effectivement suspendu, il ne pourrait pas être utilisé pour les analyses d'échantillons antidopage. Cette situation susciterait un gros casse-tête logistique pour le CIO, qui a prévu pas moins de 2450 contrôles avant et en compétition lors des JO de Sotchi (7 - 23 février).

Les échantillons devraient être alors envoyés vers l'un des 30 autres laboratoires accrédités pour les analyses antidopage dans le monde, avec non seulement un surcoût à la clé mais des risques que les fioles se perdent ou soient détériorées.

Le laboratoire de Rio de Janeiro, où devaient être analysés les contrôles du Mondial de football 2014, a, lui, perdu son accréditation cet été, ce qui a contraint la Fédération internationale de football (Fifa) à prévoir un plan B consistant à tout envoyer au laboratoire de Lausanne en Suisse.

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