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16/11/2013 02:30 EST | Actualisé 15/01/2014 05:12 EST

« Les gens disaient que j'étais fini » - Richards

Si Glen Sather avait racheté le contrat le Brad Richards l'été dernier, il aurait privé son équipe de celui qui est aujourd'hui le meilleur marqueur de son équipe.

Un texte de Guillaume Lefrançois Twitter Courriel

C'est ce genre de revirement qu'a effectué Richards entre la fin de la campagne 2013 et cet automne. Voilà qu'après 18 matchs, celui dont les jours à Manhattan semblaient comptés compte 15 points, le plus haut total des Rangers cette saison.

Et pas besoin de tordre un bras à l'ancien de l'Océanic de Rimouski pour qu'il commente la situation.

« C'est un nouveau défi, une nouvelle saison, explique-t-il en français après l'entraînement matinal des Rangers (9-9-0), en vue du duel contre le Canadien (10-8-2), à Montréal. Pendant plusieurs saisons, j'étais capable de jouer dans la Ligue nationale. Beaucoup de gens disaient que j'étais fini, mais j'ai eu un bon été d'entraînement, un nouvel entraîneur. Je joue, j'ai beaucoup de plaisir à le faire. »

En 2013, les statistiques offensives de Richards étaient pourtant loin d'être désastreuses : 34 points en 46 matchs, dont 16 points en 14 sorties en avril, dans la dernière ligne droite vers les séries. Son contrat de 9 ans et 60 millions de dollars ne semblait pas problématique.

Mais c'est justement au printemps que la sauce a tourné. Limité à un seul point en sept matchs dans la série de premier tour contre les Capitals, il a vu son temps d'utilisation péricliter sous les 13 minutes dans 5 duels de suite. La situation était telle que l'entraîneur-chef à l'époque, John Tortorella, pourtant son vieil allié depuis l'époque du Lightning de Tampa Bay, l'a retranché de la formation pour les deux derniers matchs au deuxième tour.

Est-il motivé d'entendre ceux qui, à la lumière des événements du printemps dernier, disaient qu'il était « fini »?

« C'est sûr. J'ai seulement 33 ans, j'ai beaucoup de hockey devant moi. C'était juste de prendre le temps de me concentrer, travailler fort hors glace. Alain m'a fait confiance dès la première journée. »

L'humilité de Vigneault

C'était là une première référence que Richards faisait à son nouvel entraîneur-chef. Il en a remis en réponse à une autre question.

« Je ne suis pas devenu un joueur différent d'il y a six mois. J'ai maintenant confiance, mais je l'avais perdue. Il y a beaucoup de pression à New York et mentalement, je n'ai pas fait les bonnes choses. La seule chose qu'Alain m'a dite, c'est : on oublie ça tout de suite et on travaille fort. »

Vigneault a rigolé lorsqu'on lui a rapporté ces propos.

« Il essaie peut-être d'être poli avec moi, parce que je n'ai absolument rien à voir dans cette équation! Brad est arrivé au camp avec des habitudes de travail, une discipline personnelle, en tant que leader. Il le fait depuis le jour 1. C'est un joueur de premier plan qui a beaucoup d'expérience. En anglais, on dit « low maintenance ». Il l'a été, a fait ce qu'il avait à faire sur la patinoire. Un de nos meilleurs joueurs depuis le début de la saison. »

Bref, on devine que les murmures de rachat de son contrat ne feront pas surface l'été prochain, s'il maintient la cadence.

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