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16/11/2013 08:51 EST | Actualisé 16/01/2014 05:12 EST

Libye : nouveaux heurts et grève générale à Tripoli

De nouveaux affrontements ont éclaté samedi près de Tripoli, la capitale libyenne, au lendemain de violences qui ont fait au moins 43 morts, selon le ministère libyen de la Santé.

Des centaines de personnes se sont rassemblées en début d'après-midi sur la place des Martyrs, au cœur de la capitale, pour les funérailles des victimes des affrontements de la veille. Des dizaines de jeunes ont alors scandé des slogans contre les milices et ont appelé à la reconstruction de l'armée.

Pendant ce temps, des miliciens lourdement armés, venus de Misrata, à quelque 200 km à l'est de Tripoli, ont tenté d'avancer vers la capitale, mais il y a eu affrontement avec les membres d'une milice rivale à Tajoura, banlieue est de Tripoli, rapportent des témoins.

Ces affrontements ont fait au moins un mort et 15 blessés, a dit un responsable du ministère de la Santé.

Un peu plus tard dans la soirée, une accalmie relative a été observée après l'appel au calme du premier ministre Ali Zeidan, qui a clairement mis en garde contre l'arrivée d'autres groupes armés dans la capitale.

Les États-Unis ont pour leur part réagi se disant « profondément inquiets » par ces affrontements. Washington a appelé « toutes les parties à la retenue ».

Les habitants de Tripoli protestent depuis plusieurs mois contre la présence des milices armées, particulièrement celles qui viennent de l'extérieur de la capitale.

Ces milices, accusées de toutes sortes de trafic, de torture, d'enlèvements et détentions arbitraires, avaient participé à la chute du régime de Mouammar Kadhafi en août 2011, mais elles refusent de quitter Tripoli.

Grève générale

Excédées par le climat d'insécurité, les autorités locales de Tripoli ont demandé aux commerçants de baisser rideau pour trois jours à partir de dimanche.

« Une grève générale de trois jours a été décidée dans tous les secteurs publics et privés », a annoncé le Conseil local de Tripoli.

Le communiqué explique que cette grève se déroulera « en signe de deuil » et de solidarité avec les familles des victimes des affrontements de vendredi.

 

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